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Jeux Vidéo : Editions L-Atalante : Metro 2035 de Dmitry Glukhovsky
Posté par JerryG le 15/2/2019 14:00:00 Articles du même auteur

Troisième et dernier volet de la Saga mythique, des aventures d’Artyom Alekseyevich de Dmitry Glukhovsky, Metro 2035 aux Éditions L’Atalante, fera le régal des amateurs de récits post-apocalyptiques et des Gamers. Car tout un chacun attend avec empressement une suite à Metro 2033/2034.



Je vous en ai déjà parlé, des Éditions L’Atalante, et pour cause, l’éditeur se veut extrêmement prolifique en matière d’auteurs et de découvertes de talents, bien sûr, on doit aussi à L’Atalante, la Saga Metro avec Metro 2033, Metro 2034 et d’autres romans tout aussi épiques qu’extraordinaires.

Metro 2035, signe à la fois le déclin et l’espérance d’une vie consacrée à la recherche de survivants de l’holocauste nucléaire, d’un héros malgré lui, qui sur le vieillissant, s’accroche comme un noyé, à un radeau d’illusions, mais bercé par un soupçon d’espoir.

Artyom ne serait plus que l’ombre de lui-même, au point que sa quête initiatique se transforme en obsession. Ce personnage qui nous a tenus en haleine durant deux ans, pense et croit toujours que la vraie vie, n’est pas celle que ses concitoyens vivent dans le métro, mais qu’elle se doit d’être à la surface.

Mais tous s’accordent à le dire, depuis le temps et le nombre des excursions à la surface, que l’espoir d’y retrouver des rescapés, s’amenuise de jour en jour, et causerait même plutôt des problèmes de santé aux résidents du métro, par l’apport de radioactivité à l’ouverture des sas, d’ailleurs, même les Stalkers, premiers compagnons d’Artyom (Metro 2033) ne sortent qu’avec parcimonie.

Artyom qui vit à la station de métro VDNKh, a bâti sa réputation dans les années antérieures, où tel un héros, il a libéré et sauvé le métro de la terrible menace des Noirs. Mais il se cherche toujours une certaine rédemption, depuis sa révélation à la tour Ostankino.

Alors, quand il est en état et quand il peut, Artyom ne cesse d’effectuer des navettes, entre les voies sombres du métro, qui l’a vu grandir, et la clarté éblouissante, mais mortelle de l’air de la surface de Moscou, irradié, où grouillent les mutants, affamés et assoiffés. Même s’ils sont moins nombreux que dans 2033 et 2034.

Haletant, crachotant et tout en sueur, Artyom grimpe les étages innombrables et interminables, de la tour mythique, afin d’y déployer son matériel d’écoute, à la recherche de la voix d’outre-tombe, qui hante ses nuits et ses jours.

Dépressif, impulsif, Artyom navigue entre cynisme et folie, les résidents du métro, le considèrent comme un irresponsable et un désabusé. Certains même, le pensent fou à enfermer et à aliéner. Car comment expliquer, annone t-il sans cesse, qu’il n’y a que Moscou qui ait survécu aux retombées radioactives ? Il devait avoir quelque part, des humains.

De plus, Artyom, ne s’entend plus très bien avec son épouse (Anna) au point que leur déchirure ne passe plus inaperçue, Anna travaille à la champignonnière et lui, exempté des tâches quotidiennes, grâce à son statut de héros, se morfond, mais l’appel du large, revient au galop. Le souvenir de Sacha, hante-t-il toujours les pensées d’Artyom. ?

Dmitry Glukhavsky nous dresse un Metro 2035, plus sombre, plus cynique, et plus froid que les épisodes précédents. Mais l’espoir qui guide tant d’Hommes à se surpasser, demeure bien ancré dans l’âme de ces héros qui écrivent au jour le jour l’histoire du métro moscovite de l’AD.

Une fois encore, Dmitry Glukhvsky nous plonge dans la noirceur du métro où bien souvent, la loi du plus fort règne. Quant’ à la « débrouille » et l’intimidation, elle vaut aussi bien qu’un revolver reconstitué ou que le célèbre « Bâtard », pour se voir ouvrir les portes du métro.

Dmitry, avec Metro 2035, nous dresse une fois de plus un métro tentaculaire et omniprésent, « c’est plus vrai que vrai » et l’esprit du lecteur se laissera guider dans les profondeurs indicibles de l’horreur, en espérant ne jamais connaitre, telle situation de lamentation, de désespoir.

Si les détails descriptifs des stations du métro de Moscou nous semblent si criants de vérité, en nous étouffant par cette moiteur oppressante et humide, à en devenir "claustrophobe", au besoin même comme Artyom de remonter à la surface, c'est que l'auteur s'est appuyé sur les témoignages de hauts dignitaires militaires et autres employés actuels du métro.

Cela nous livre, une vision réelle de l’environnement d’Artyom, soumis aux contraintes des factions et des conditions de vie, et de ceux qui dans l’ombre tirent les ficelles, assassinent et complotent, pour cacher la vérité et surtout, assurer leur pouvoir sur la populace.

Bien sûr, tout n’est jamais blanc ou noir, dans cet univers de désolation, le pragmatisme et le manichéen, l’empathie et l’égoïsme également, y trouvent leur place. Les amateurs de la Saga, apprécieront de retrouver des têtes connues, car vu l’état d’Artyom, on aurait pu s’interroger sur le « pourquoi » de sa situation.

Ainsi, Homère, affligé par la perte de Sacha lors des incidents de la Toulskaya, lui, le rescapé de Metro 2034, confirme à Artyom, qu’il n’est pas fou, car un contact a bien été établi avec d’autres factions. Une belle aubaine pour Artyom, qui étouffe et se meurt à petit feu dans le métro.

Notre héros entend bien confirmer ce « pseudo » contact et faire la lumière sur les évènements de la surface. Car il n’a pas oublié ce pour quoi il a été destiné, « sauvez le genre humain ». Metro 2035, tourne donc autour de cette quête sans fin, la recherche et la découverte d’une humanité rescapée.

Homère et à Artyom, ce que le Yin est au Yang, c’est un peu l’équilibre et la raison, qui manquent et font défaut chez Artyom.

Ainsi, Artyom s’engage de nouveau dans le dédale du métro moscovite, tout en sachant que le mal se veut bien plus profond qu’il n’y parait et surtout qu’il veut bien l’admettre. Complot, trahison, seront aussi les nouveaux compagnons d’Artyom.

Vous découvrirez d’autres personnages tout aussi charismatiques au cours de votre cheminement au travers des vingt-trois chapitres avec un épilogue des plus saisissants, alors, si les monstres se font moins omniprésents, toutefois très présents et plus terrifiants encore, il y a d’autres ennemis tout aussi vicieux.

Ainsi, on se demandera alors, si les factions, comme la Hanse, le Reich, l’Ordre et même les Rouges, se font réellement la guerre, ou est-ce juste une simulation. ? Que ou qui se cachent derrière les plans et les manipulations. ? Qui sert qui, et quel but poursuivit, pour les protagonistes du métro. ?

Vous y retrouverez aussi, Nelnik, le colonel de l’Ordre lors de la tuerie au bunker D6, pour rappel, il reste le beau-père d’Artyom (Metro 2033), mais a du laisser sa place à Bessolov, de son côté Nelnik a trahi Artyom et n’hésite pas à accabler son beau-fils, pour mieux assoir son pouvoir.

D’autres personnages et situations seront au rendez-vous dans ce Metro 2035, et vous feront chavirer entre raison, passion et dégoût.

Metro 2033 fut une véritable révélation pour moi et sa suite, Metro 2034 m’avait un peu moins étourdie, tout en étant passionnante à lire. Aussi, j’attendais avec impatience, une véritable suite à Metro 2033, alors, Metro 2035 a débarqué, drainant avec lui, son lot d’intrigues et de terribles révélations.

Tout comme Asimov, avec le cycle des robots, Dmitry Glukhovsky, avec la Saga Metro, n’hésite pas à égratigner à la hache, le régime socialiste et la politique menée par le gouvernement. Un bien ou un tort, je ne saurais y répondre par l’absolu.

Je crois, que Dmitry Glukhovsky avec Metro 2035, surcouche la critique de la société moscovite (ou soviétique, si vous préférez), faite avec justesse, hein. Évidement, le métro est violent et 2035, n’y échappe pas.

 

La violence et les difficultés quotidiennes du métro sous le joug des camps de travail des fascistes illuminés, sans oublier les victimes des famines communistes ou les militaires intransigeants de l'Ordre, rappellent les années sombres de l’URSS, du KGB, etc.

 



Mais Metro 2035, s’écarte un peu de ce que j’attendais, d’un roman de Science-Fiction ou d’uchronie.

En effet, Metro 2035, se veut plus politique et sociologique qu’il n’y parait et plus que les épisodes précédents, bien sûr, les monstres sont toujours là, mais l’ambiance « fantasmagorico-horrifique » (j’adore cette combinaison inventée), s’est estompée, pour laisser la place à une diatribe acerbe.

Dmitry, en oublierait presque, que Metro 2035, est plutôt fait pour s’évader et s’écarter d’une certaine réalité, même si l’une ne va pas sans l’autre. Et qu’il est toujours intéressant de montrer du doigt un régime « totalitaire », mais bon …..

Où sont les immondices génétiquement modifiées par les radiations, où sont les labyrinthes dans le dédale des couloirs hantés par les esprits, et les disparitions inexpliquées, ou les murmures terrifiants des veines vivantes du métro, ou les anomalies psychiques qui font s’iriser les poils aux moindres coups de vent ou crépitement?

Un pari audacieux et un coup de poker de la part de Dmitry Glukhovsky, mais heureusement, l’auteur, retombe sur ses pieds, comme un félin dans une chute, car certaines questions du passé trouvent enfin une réponse et collent avec l’essence même du Metro.

On se rassurera, Metro 2035, aux Éditions L’Atalante, vous fera voyager aux frontières du possible, tout au long de 23 chapitres magistraux et descriptifs de 600 pages, par une écriture envolée et légère comme un éther divin, pour vous baigner dans une aura de lumière avec une fin magistrale, qui scelle une fois pour toutes, le Metro du jour d’après.

Alors, si je peux me permettre une suggestion, commencez à lire Metro 2033, puis Metro 2034 et enfin Metro 2035, afin de ne pas vous retrouver perdu (même moi, j’ai revu mes classiques), dans ces méandres du Metro.

A propos des Éditions L'Atalante :

Maison d'édition indépendante, publiant à la fois de la fiction et des essais, L'Atalante s'est fait fort de publier des auteurs venus du monde entier : français, bien sûr, avec Thierry Jonquet ou Pierre Bordage, anglais (Terry Pratchett, Simon R. Green) et américains (Poul Anderson, Orson Scott Card...), mais aussi allemands (Andreas Eschbach) ou espagnols (Javier Negrete, Francisco González Ledesma).

Reprenant quelques auteurs classiques, très connus en France ou à l'étranger, tels que William Horwood, Thomas Malory ou Jules Verne, L'Atalante laisse aussi leur chance à de jeunes auteurs (Carina Rozenfeld) ou illustrateurs prometteurs (Sarah Debove, Quentin Faucompré), et permet également à des auteurs montants de s'essayer à des genres dont ils ne sont pas spécialistes.

Outre le soin accordé au texte, L'Atalante attache une grande valeur à la qualité de l'objet-livre, et fait appel à de nombreux peintres et illustrateurs pour ses couvertures ; des classiques, mais surtout des artistes de maintenant, chargés de « donner à voir » l'ambiance d'un titre : Tardi, Nicolas de La Casinière, Xavier de Sierra, Gess, Didier Graffet, Loustal.

Plus d'info sur le site officiel de L'Atalante

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