Guerre en Iran
Le prix du pétrole franchit pour la première fois ces dernières années la barre des 100 dollars
La guerre en Iran pousse le prix du pétrole au-delà de 100 dollars pour la première fois depuis le début de la guerre en Ukraine. Le président américain Trump défend la hausse des prix énergétiques comme un prix nécessaire pour la sécurité et la paix.
La guerre au Moyen-Orient fait monter fortement les prix du pétrole et les hisse au-delà de la barre des 100 dollars. Dans les premières heures d交易, le Brent, référence en Europe, a brièvement bondi d’environ 20 pour cent pour atteindre 111 dollars le baril. La variété américaine, le West Texas Intermediate (WTI), a aussi dépassé les 100 dollars à l’ouverture des marchés à Chicago et a brièvement atteint 111 dollars.
Grund ist vor allem die Lage an der Straße von Hormus: Seit den amerikanisch-israelischen Angriffen auf den Iran passieren kaum noch Schiffe die Meerenge zwischen dem Persischen Golf und dem Golf von Oman.
Détroit d’Ormuz, route clé du commerce pétrolier
Le détroit d’Ormuz est considéré comme l’obstacle le plus stratégique du commerce mondial de l’énergie. En temps de paix, environ un cinquième du commerce pétrolier mondial transite par ce goulet d’étranglement. Il constitue également une voie centrale pour le transport du gaz naturel liquéfié, notamment en provenance du Qatar.
Des experts avertissent une poursuite de la hausse des prix du pétrole
Le chef économiste de JPMorgan, Bruce Kasman, anticipe à court terme une hausse du pétrole vers 120 dollars le baril. Si le conflit se prolonge, le prix pourrait rester durablement au‑dessus de ce seuil.
Un tel scénario pourrait, selon cet économiste, déclencher une récession mondiale. La croissance économique mondiale du premier semestre pourrait reculer d’environ 0,6 point, tandis que les prix à la consommation pourraient augmenter d’environ un point.
Trump défend la hausse des prix du pétrole
Le président américain Donald Trump a cherché, face à la hausse des prix de l’énergie, à attirer l’attention sur les conséquences à long terme du conflit. Les prix du pétrole, plus élevés, seraient « un coût très faible pour la sécurité et la paix des États‑Unis et du monde », a-t-il déclaré sur sa plateforme Truth Social. « Seuls les idiots feraient autrement », a-t-il ajouté.
Les États‑Unis envisagent un assouplissement des sanctions contre le pétrole russe
Face à la tension sur le marché pétrolier, l’administration américaine avait auparavant évoqué des mesures complémentaires. Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, a déclaré que Washington pourrait exonérer davantage de livraisons russes des sanctions. Il existerait des centaines de millions de barils de pétrole brut sanctionné encore en mer.
Un relâchement des sanctions pourrait augmenter l’offre mondiale et freiner la hausse des prix. Déjà, les États‑Unis avaient autorisé, auparavant, des raffineurs indiens à acheter du pétrole russe déjà chargé sur des navires pour une durée limitée.
Prix du gaz européen autour de 70 euros
Par ailleurs, le prix du gaz naturel européen continue d’augmenter fortement en raison de la guerre au Moyen-Orient. À la bourse d’Amsterdam, la cotation du contrat à terme TTF pour le gaz, livraison dans un mois, a ouvert en hausse d’environ 30 % à 69,50 euros par mégawattheure (MWh).
Avec cette hausse, le gaz européen s’est en grande partie rapproché du double depuis le début des attaques des États‑Unis et d’Israël contre l’Iran, il y a un peu plus d’une semaine. C’est, comme pour le pétrole, l’un des plus fortes augmentations depuis le début de la guerre d’invasion russe en Ukraine il y a quatre ans.