Pollution de l’air et risque accru de sclérose latérale amyotrophique (SLA)

Rilevata un’associazione tra l’esposizione allo smog e una maggiore prevalenza della SLA, o un più rapido peggioramento in chi già ne è affetto.

Une exposition prolongée à un air saturé de polluants pourrait faciliter l’apparition des maladies du motoneurone et, en particulier, de la SLA (sclérose latérale amyotrophique), une pathologie neurodégénérative progressive. Cela est soutenu par une étude publiée dans JAMA Neurology, selon laquelle les personnes déjà atteintes de SLA et exposées à des niveaux élevés de smog verraient leurs symptômes s’aggraver plus rapidement.

Une relation à clarifier

Selon les chercheurs de l’Institut de médecine environnementale du Karolinska Institutet en Suède qui ont mené les analyses, émerge une forte association entre la pollution atmosphérique et la SLA, même dans un pays comme la Suède qui n’est pas parmi les plus touchés par des niveaux alarmants et hors de contrôle de smog. Cependant, il convient de préciser que l’étude est de type observatoire, elle se limite donc à établir un lien entre la pollution et la prévalence de la SLA, tandis que elle ne peut démontrer un lien de cause à effet.

SLA : qu’est-ce que c’est ?

Les maladies du motoneurone (motor neuron diseases, MNDs) sont des affections neurologiques qui touchent les motoneurones, des cellules qui contrôlent l’activité des muscles volontaires – et donc aussi la parole, la marche, la respiration. La sclérose latérale amyotrophique (SLA), également connue sous le nom de maladie de Charcot (le neurologue qui l’a décrite pour la première fois) ou maladie de Lou Gehrig, du nom d’un célèbre joueur de baseball qui en souffrait, est la plus répandue de ce groupe de pathologies : elle touche, en France, environ 5 000 à 6 000 personnes, et touche plus souvent les hommes; ses causes restent encore inconnues.

Au cours des dernières années, diverses études ont souligné le rôle de la génétique comme facteur prédisposant possible, mais on soupçonne que des causes environnementales telles que la pollution atmosphérique puissent aussi jouer un rôle.

Risque plus élevé, progression plus rapide

Les scientifiques ont analysé les données d’exposition au smog de 1 463 personnes atteintes de maladies du motoneurone récemment diagnostiquées, de 1 768 frères et sœurs de ces patients et de 7 000 témoins sains dans la population générale. Ils ont mesuré les niveaux de PM2.5, PM2.5-10 et PM10 (c’est-à-dire les particules atmosphériques de différentes tailles), ainsi que le dioxyde d’azote, dans leur lieu de résidence jusqu’à 10 ans avant le diagnostic, et ont découvert qu’une longue exposition au smog, même à des niveaux relativement faibles observés en Suède, était associée à un risque accru de 20 à 30 pour cent de développer l’une de ces pathologies.

Respirer de l’air pollué pourrait aussi influencer la manière dont la maladie progresse : les personnes vivant dans des zones où la pollution atmosphérique était plus élevée montraient une détérioration motrice et pulmonaire plus rapide après le diagnostic.

Elles présentaient également un risque de décès plus élevé et avaient une probabilité accrue d’avoir besoin d’une ventilation pulmonaire.

Il est connu d’études antérieures que la pollution de l’air peut provoquer une inflammation et un stress oxydatif dans les cellules nerveuses – il a été répété que cela pourrait jouer un rôle dans le risque de démences et d’accidents vasculaires cérébraux, et que cela pourrait aggraver la santé mentale. Cependant, la nouvelle étude ne dit pas grand-chose sur les mécanismes possibles derrière l’association entre SLA et smog. Il faudra approfondir avec de nouvelles recherches, y compris dans des zones où les niveaux de pollution atmosphérique sont encore plus marqués que dans le Nord de l’Europe.

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