L’accord Mercosur doit faciliter le commerce de l’UE avec des États importants d’Amérique du Sud. Face à la résistance de certains États européens, la Commission réagit désormais par des clauses de protection pour les produits agricoles.
La Commission européenne a entamé la ratification d’un accord de libre-échange négocié sur des décennies avec les États du Mercosur. La présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, a évoqué, après l’adoption du texte par la Commission, un « jalon » qui doit cimenter la position de l’UE en tant que « plus grand bloc commercial du monde ».
La Commission a transmis les textes d’accord pour les accords avec les pays Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay aux gouvernements des États membres et au Parlement européen. Ceux-ci devront encore approuver l’accord. La Commission espère que cela sera fait au plus tard d’ici la fin de l’année et permettra la conclusion finale de l’accord.
L’un des plus grands accrods de libre-échange du monde
La Commission estime que l’accord pourrait augmenter les exportations annuelles de l’UE vers l’Amérique du Sud jusqu’à 39 pour cent, soit environ 49 milliards d’euros, et soutenir ainsi plus de 440 000 emplois à travers l’Europe. Des perspectives particulièrement prometteuses sont envisagées pour l’industrie automobile, le génie mécanique et le secteur pharmaceutique. À titre d’exemple, les importations automobiles vers les pays du Mercosur supportent actuellement un droit de douane de 35 pour cent.
Les négociations d’un accord commercial entre l’Union européenne et les pays sud-américains Argentine, Brésil, Uruguay et Paraguay ont débuté en 1999. Si l’accord venait à voir le jour, il créerait le plus grand espace de libre-échange du monde, regroupant plus de 715 millions de personnes.