Au début de cette année, nous vous avions raconté l’histoire d’une femelle requin qui, dans un aquarium de Louisiane, avait pondu un œuf sans s’être accouplée avec un mâle.
Un cas rare de parthénogenèse qui s’est désormais répété dans un zoo anglais, l’Exotic Zoo de Telford: cette fois, il s’agit d’un iguane, qui a pondu huit œufs qui, comme l’a raconté le personnel du zoo sur les réseaux sociaux, ont éclos sous l’étonnement général.
Le « miracle » de la parthénogenèse. L’iguane en question appartient à l’espèce Laemanctus serratus, originaire d’Amérique centrale et très répandu au Mexique. Il fait partie de la famille Corytophanidae, qui comprend notamment les quatre espèces de basiliscos et dont les membres sont connus en anglais comme « casque-headed iguana« , c’est-à-dire iguane à casque. Il passe la majeure partie de sa vie dans les arbres, et lorsqu’il est forcé de descendre au sol, il est capable de courir à une vitesse remarquable en se dressant sur ses pattes arrière.
Maintenant nous savons quelque chose de plus sur lui: il est capable de parthénogenèse, comme le montre le heureux événement de Telford. Nous savons qu’il s’agit d’une parthénogenèse car l’animal se trouve dans une cage où il n’y a pas de mâles, et le personnel du zoo assure qu’il n’a jamais été en contact avec un individu du sexe opposé. Tous les huit œufs, d’ailleurs, ont donné à naissance des exemplaires femelles: « mini-clones de la mère », selon le personnel du zoo, qui a également qualifié l’événement « l’un des plus rares auxquels on puisse assister dans la nature ».
Quand le mâle n’est pas là… Il est vrai que la parthénogenèse est rare, mais il est tout aussi vrai que « dans la nature » est une expression trompeuse. La très grande majorité des cas de parthénogenèse auxquels nous avons assisté, en effet, ont impliqué des femelles en captivité: la théorie est que les femelles de nombreuses espèces possèdent cette capacité latente, et qu’elles la déclenchent uniquement lorsqu’il n’y a pas de mâles à disposition – quelque chose qui arrive souvent lorsque l’on vit en cage (et que ceux qui s’en occupent ne veulent pas mettre les femelles en contact avec les mâles). Cela arrive aussi pour des espèces en danger d’extinction: une étude de 2015 relate un cas de parthénogenèse dans la nature qui a impliqué les femelles d’une population en crise de Pristis pectinata qui se trouvaient sans mâles.
Et maintenant ? Alors que l’on discute du miracle de leur naissance, les huit iguanes nés par parthénogenèse ne sont pas encore exposés au public: ils se trouvent dans la nurserie des reptiles du zoo, soigneusement monitorés et maintenus dans des conditions climatiques idéales.
Selon le personnel, toutefois, c’est une situation temporaire: une fois leur état de santé vérifié, les reptiles seront présentés au public.