Décès de Jim Lovell, l’astronaute qui a dirigé la mission Apollo 13 : un vol légendaire dès le lancement

< h2 >Décès de Jim Lovell, l’astronaute qui guida l’Apollo 13< /h2 >

Jim Lovell, un astronaute américain âgé de 97 ans, est décédé récemment. Il est célèbre pour avoir prononcé la célèbre phrase : « Houston, nous avons un problème ». En tant que commandant de l’expédition Apollo 13, il a su faire preuve d’un calme extraordinaire face à une grave crise technique à bord du module spatial, en compagnie de ses collègues Fred Haise et Jack Swigert.

Voici le récit de cette mission hors du commun.

< h2 >Une mission entamée sous de mauvais auspices< /h2 >

Le 11 avril 1970 : à partir de la rampe principale du centre spatial Kennedy, situé en Floride, décolle la fusée Apollo 13. Il s’agit de la troisième mission de la NASA prévue pour faire alunir des astronautes sur la Lune. Mais dès le départ, la mission tourne mal : après le lancement, un des moteurs du lanceur Saturn V, un puissant véhicule à plusieurs étages alimenté au liquide, s’arrête deux minutes avant prévu. Malgré cette panne, la navette entre en orbite grâce au travail du centre de contrôle et de l’équipage, qui parviennent à faire fonctionner les quatre autres moteurs un peu plus longtemps que prévu, prolongeant la poussée de 34 secondes.

< h2 >Le dysfonctionnement qui met la mission en danger< /h2 >

Le 13 avril : deux jours après le lancement, alors que le module spatial se trouve à mi-chemin entre la Terre et la Lune, un réservoir d’oxygène liquide explose, endommageant irrémédiablement l’Odyssey, le module de commande dans lequel logeait l’équipage, et lui coupant toute alimentation électrique.

< h2 >Un échec apparent, mais un succès discret< /h2 >

Une décision capitale : face à cette crise, les astronautes sont contraints de se replier dans le module lunaire, nommé Aquarius. Là, ils doivent faire preuve d’ingéniosité pour utiliser au mieux le moteur du module, qui était conçu pour descendre et remonter de la Lune, et non pour effectuer un trajet Terre-Lune. Il faut également gérer la pénurie d’électricité, optimiser la filtration de l’air dans un espace très confiné, et faire face à l’insuffisance des systèmes en place.

Pour les aider, ils reçoivent le soutien technique en direct depuis la Terre, notamment de la part de John Young, qui commandait à distance une équipe de secours dans le cadre de la mission de réserve. Il a guidé Jim Lovell (le commandant de l’Odyssey, campé plus tard par Tom Hanks dans le film Apollo 13 de 1995), Jack Swigert, et Fred Haise dans toutes les démarches pour sauver l’équipage, notamment pour la gestion de l’air en utilisant tous les matériaux disponibles à bord.

Ce fut un véritable exemple de **détresse maîtrisée par l’ingéniosité, la discipline et la solidarité entre astronautes**, qui permit à l’équipage de l’Apollo 13 de faire le tour de la Lune et de revenir sain et sauf sur Terre.

Leur retour s’achève le 17 avril lorsque les astronautes atterrissent dans l’océan Pacifique, mettant fin à cette mission qui aurait dû être un succès lunaire mais qui est entrée dans l’histoire pour sa remarquable capacité à surmonter une grave crise. C’était une mission qui, malgré ses déboires initiaux, a prouvé la valeur de la cohésion et de l’adaptation face à l’adversité.

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