Enfants et sport : questions fréquentes

Quel est le sport idéal pour un enfant ? Quels sont les avantages de faire du sport ? Répondons à certaines des questions les plus fréquentes sur le sport chez les enfants.

Pourquoi chez l’enfant l’activité physique est-elle importante ?

L’être humain n’est pas fait pour la sédentarité. Le mouvement assure un développement approprié de l’appareil musculaire et squelettique, régule le métabolisme et contribue au bien-être général de l’individu. Chez l’enfant, il constitue l’un des éléments essentiels pour garantir une croissance correcte. Le mouvement régule l’appétit et le sommeil nocturne.

Existe-t-il un sport idéal pour les enfants ?

Pour les enfants les plus jeunes, dans un sport soumis à des règles et à la discipline, il est préférable de privilégier l’activité motrice simple comme courir et jouer sur l’herbe. La présence d’un adulte doit viser à s’assurer que l’enfant ne se blesse pas, en le laissant décider lui-même quand commencer et terminer.

Plus tard, lorsque l’enfant sera plus grand, il faut garder à l’esprit que, plus que la compétition, c’est le bien-être psycho-physique de l’enfant qui doit passer en premier et, par conséquent, il faudra privilégier les sports qui sollicitent harmonieusement l’ensemble du corps. Pratiquer un sport individuel ou collectif est une décision qui doit être laissée aux souhaits du jeune enfant lui-même. Il faut toutefois noter que le sport d’équipe peut aider à surmonter certaines inhibitions et à relativiser les défaites inévitables et, par conséquent, il a, surtout pour les enfants timides et introvertis, une valeur pédagogique indiscutable.

Comment choisir la “bonne” société sportive ?

Pour éviter le risque que le sport fasse plus de mal que de bien, il est essentiel que le parent confie son enfant à des entraîneurs compétents qui le guideront avec sagesse et équilibre, d’une part sans céder à ses caprices ou à sa paresse, et d’autre part sans exiger de lui des performances inadaptées. C’est précisément pourquoi il devient très important de choisir un cours qui ait les bonnes finalités formatives et que l’entraîneur soit aussi un bon éducateur. Avant toute chose, il devra en effet veiller à la santé et au plaisir de l’enfant, même s’il devra nécessairement l’habituer à l’effort juste en le freinant au moment opportun.

Ce qu’il faut éviter ?

Il est bon que jusqu’à la complétion de la puberté le jeune ne s’adonne pas uniquement à des sports qui mobilisent seulement certaines parties du corps, afin d’éviter la formation d’asymétries dans le développement corporel ou d’accentuer d’éventuels dysmorphismes. Les sports d’endurance doivent être évités et même l’adrénaline compétitive ne devrait être admise que lorsque le développement pubertaire est désormais achevé (en moyenne à 16-17 ans chez le garçon et à 15-16 chez la fille). Le parent devrait donc s’abstenir de faire pression sur l’enfant en vue d’obtenir des coupes, des médailles et, un jour, de possibles richesses.

Quels sont les avantages d’une activité sportive saine ?

  • Développement psychophysique harmonieux, maintien de la forme physique, habitude d’accomplir des efforts bénéfiques pour l’organisme, correction de petits défauts physiques;
  • habitude d’hygiène du corps (alimentation, sommeil, propreté);
  • maturation de la conscience des dommages causés par les substances toxiques (tabac, alcool, drogues, substances dopantes);
  • acquisition de l’autocontrôle et de l’autodiscipline, dépassement des insécurités, capacité d’aborder avec équilibre les victoires et les défaites de la vie;
  • développement de la socialisation, de l’amitié, de la loyauté et du courage;
  • amélioration des résultats scolaires.

Et quels sont les risques d’une pratique sportive mal conduite ?

  • Développement physique désharmonique, aggravation de défauts physiques préexistants, apparition de pathologies à court terme (cardiopathies, anémies, etc.) et à long terme (par exemple l’ostéoporose);
  • État de fatigue générale, insomnie, anorexie, irritabilité et nervosité;
  • Comportements antisociaux (tendance à l’obsession du résultat, à l’isolement et à l’agressivité);
  • Dépendance au résultat, incapacité à accepter les défaites et tendance à abandonner l’activité sportive par insatisfaction des résultats obtenus;
  • Troubles psychiques (perturbations de l’alimentation, états dépressifs, etc.);
  • Perturbations du cycle menstruel (aménorrhée);
  • Risque d’usage de substances dopantes pour augmenter les performances;
  • Augmentation des pathologies traumatiques;
  • Détérioration des résultats scolaires.
Article pensé et écrit par :
Avatar de Julie Ménard
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