Envie d’un chat ? Découvrez les 5 races les plus difficiles à gérer et pourquoi les éviter si vous débutez

Il y a quelque temps, nous vous avons présenté ce que nous estimons être les cinq races de chats à éviter lorsque l’on manque d’expérience, et il est donc juste que l’article traite désormais aussi des chats.

Une entreprise plus compliquée que ce qu’elle paraît, car elle suppose d’aller à contre-courant de l’idée répandue selon laquelle les chats seraient des « animaux faciles« , capables de s’auto‑gérer et avec des besoins d’entretien (même émotionnel) très faibles. Rien de plus faux, et il est indéniable qu’il existe des races plus compliquées que d’autres pour des raisons de santé ou de caractère; nous en avons sélectionné cinq, déconseillées à ceux qui n’ont jamais eu de chats car elles exigent une attention particulière.

Les sources

Avant de commencer, toutefois, nous voulons réaffirmer ce que nous avions déjà écrit sur les chiens, à partir du fait (qui paraît une évidence mais ne l’est pas) que chaque chat est un individu à part entière. Dans le cas des chats, dont les races ont été sélectionnées principalement pour des critères esthétiques et non pour des tâches précises, la question du « caractère de la race » est d’ailleurs encore plus nuancée: le fait que, par exemple, le Siamois soit considéré comme un chat très exigeant et toujours en quête d’attention ne signifie pas que votre Siamois ne puisse être, lui aussi, un chat solitaire et indépendant.

Les indications que nous donnons sont donc de caractère général: pour les sources, nous nous sommes tournés vers la Cat Fanciers’ Association (CFA), la The International Cat Association (TICA) et le Governing Council of the Cat Fancy (GCCF).

Le Bengal

(fiche TICA)

Bengala

Né à la fin du XIXe siècle du croisement entre un chat domestique et un chat-léopard (Prionailurus bengalensis), le Bengal est un chat‑chien, dans le sens où il possède une énergie inesourçable et surtout un besoin constant d’attention.

S’il est laissé trop souvent sans stimulation, il s’ennuie et peut devenir destructeur, et il est fortement déconseillé à ceux qui rêvent d’un chat indépendant qui vit sa vie sans se soucier des autres.

Persan

(fiche TICA)

Persiano

Caractériellement placide et parfaitement adapté à la vie domestique, les vétérinaires le décrivent toutefois comme un chat « à haute maintenance »: le pelage dense et long nécessite un brossage quotidien pour éviter les nœuds douloureux, et la configuration du museau plat (brachycéphalie) implique des soins oculaires quotidiens spécifiques, qui entraînent des lacrymations excessives.

Il y a aussi la question de la santé: le Persan est génétiquement prédisposé à la maladie polykystique rénale (PKD), ainsi qu’à des problèmes respiratoires et dentaires liés à la morphologie du museau. C’est un chat qui nécessite une relation étroite et continue avec le vétérinaire, des dépenses de santé potentiellement significatives, et une routine de soins quotidiens que les débutants sous-estiment souvent.

Savannah

(fiche TICA)

Savannah

Un autre croisement, cette fois avec le serval, un gros félin africain qui peut atteindre les 20 kg de poids. Et justement le lien avec ses « ancêtres » sauvages détermine à quel point il peut être difficile: on les classe par générations de distance au serval, et ceux dont le nombre est le plus faible (et donc les plus proches des proches sauvages) sont territoriaux, pleins d’énergie, souvent imprévisibles. Pour être clair, certains les décrivent comme « le loup tchécoslovaque des chats ».

Siamois

(fiche TICA)

Siamese

Discours similaire à celui fait pour le Bengal, mais porté à l’extrême: le Siamois est un chat émotionnellement « canin », qui déteste la solitude et exige une attention constante, qui, si elle n’est pas satisfaite, peut mener à des comportements destructeurs. Surtout, le Siamois ne se tait jamais: c’est un chat qui miaule en continu.

Scottish Fold

(fiche TICA)

Scottish Fold

C’est le cas le plus délicat sur le plan éthique, au point que certaines associations comme le GCCF ont « désavoué » la race. Le souci du Scottish Fold réside dans sa santé: ses oreilles typiquement pliées résultent d’une mutation du cartilage – et pas seulement au niveau des oreilles, mais dans tout le corps.

Une condition qui peut mener à ostéochondrodysplasie, une affection douloureuse et surtout dégénérative. En somme, le problème n’est pas son comportement mais l’existence même de la race, et surtout la possibilité de continuer à l’élever.

Article pensé et écrit par :
Avatar de Jerry Guirault
Laisser un commentaire

trois × cinq =