Essence, électrique et GPL réunis : le moteur Dacia qui rassemble toutes les énergies

L’idée de dépenser moins et de voyager à quatre roues motrices sans les consommations d’autrefois.

À ce jour, lors de l’achat d’une voiture, il faut souvent choisir son camp: privilégier l’économies du GPL, l’efficacité de l’hybride ou la sécurité de la traction intégrale ? Pour la première fois, les concepteurs sont parvenus à réunir ces trois facettes dans un seul système, en inaugurant les modèles Dacia Duster et Bigster.

Comment ça fonctionne ? Sous le capot se trouve un moteur à essence « normal » de 140 chevaux, mais modifié pour accepter aussi le GPL. Ce bloc entraîne les roues avant et est aidé par un petit moteur électrique. La véritable nouveauté se situe à l’arrière de la voiture: là, un second moteur électrique, totalement indépendant, prend en charge uniquement la propulsion des roues arrière. Quand tous fonctionnent ensemble, la puissance totale atteint 154 chevaux (voir la box ci-dessous pour tous les détails).

Le vrai coup de génie réside dans le poids en moins

Le véritable coup de génie de cette idée réside dans ce que l’on ne voit pas. Dans les voitures à quatre roues motrices classiques, il existe un long et lourd arbre métallique qui traverse le plancher pour transmettre le mouvement d’avant en arrière.

Dans ce système, cet arbre a été supprimé. Les roues arrière ne bougent que grâce aux câbles électriques qui alimentent le moteur arrière.

dacia

Éliminer ce bloc métallique signifie éliminer pas mal de charge, réduisant le poids de la voiture au profit des consommations de carburant. Pour décider quand activer les quatre roues motrices, l’ordinateur de bord se base sur les capteurs: dès que l’asphalte devient glissant (à cause de la pluie, de la glace ou de la boue), il envoie une impulsion électrique au moteur arrière en quelques millisecondes.

En ville, on roule (presque) gratuitement

La batterie de ce système hybride est très petite et légère: elle ne se branche pas sur une prise, mais se recharge toute seule à chaque fois que vous retirez le pied de l’accélérateur ou que vous appuyez sur le frein.

Dans les rues urbaines, où l’on freine et repart sans cesse, cette recharge continue fait des miracles. Les tests officiels démontrent en effet qu’en ville la voiture peut se mouvoir en utilisant uniquement l’électricité jusqu’à 60 % du temps, permettant d’économiser énormément de carburant et évitant d’émettre des gaz d’échappement dans la circulation. Et si l’on circule sur des terrains difficiles, il suffit de tourner une commande pour choisir parmi plusieurs programmes d’assistance qui aident la voiture à ne pas glisser sur la neige, la boue ou le sable, ou qui freinent automatiquement dans les descentes les plus raides.

Le record des deux réservoirs

Il existe toutefois une limite physique à considérer: le GPL est un carburant très économique, mais il s’use un peu plus rapidement que l’essence. Pour remédier au problème à la source, les techniciens ont exploité au maximum l’espace sous la coque, en installant pas moins de deux réservoirs séparés de 50 litres chacun: l’un pour le gaz et l’autre pour l’essence.

En faisant le plein des deux, l’autonomie totale annoncée atteint sur le papier 1 500 kilomètres. Une distance énorme, idéale pour les longs trajets sur autoroute, même si le résultat réel dépendra toujours de la pression sur l’accélérateur et du nombre de valises que vous avez chargées.

Cette initiative montre que le monde de l’automobile cherche des solutions concrètes pour le quotidien: réunir l’ancien et prudent GPL avec les nouvelles technologies électriques permet d’avoir des véhicules capables de voyager partout, sans devoir dépenser les sommes exorbitantes demandées par les voitures de luxe.

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