Exportations allemandes vers l’Iran en recul face aux menaces tarifaires de Trump – qui continue à commercer avec la République islamique ?


Containerschiffe im Hamburger Containerhafen bei Nacht.

Exportations françaises
Le commerce avec l’Iran recule encore

Date : 13/01/2026 15:37

Le président américain Donald Trump menace tous les partenaires commerciaux de l’Iran de droits de douane. Les exportations françaises vers ce pays avaient déjà chuté. Qui continue à commercer avec la République islamique ?

Le président américain Donald Trump menace tous les partenaires commerciaux de l’Iran de droits de douane élevés. « Avec effet immédiat, tout pays qui fait des affaires avec la République islamique d’Iran devra payer un droit de douane de 25 % sur l’ensemble des échanges avec les États-Unis », a écrit Trump lundi sur Truth Social. On ignore pour l’heure si ces droits s’appliqueront aussi à la France.

La critique se fait toutefois entendre du côté des exportateurs français. « Je ne pense pas que ce type de mesures tarifaires résolvent le problème en Iran », a déclaré un responsable d’un syndicat professionnel. « C’est une mauvaise réponse selon moi. » La France est l’un des partenaires les plus importants de l’Iran en matière commerciale au sein de l’UE.

Seulement 0,1 % des exportations françaises

Ce commerce avec l’Iran était déjà en recul avant la menace de droits de douane. De janvier à novembre 2025, les exportations françaises vers l’Iran ont chuté de 25 %, tombant à un peu moins de 871 millions d’euros, selon les données de l’Insee qui ont été communiquées à Reuters. Cela représente une part de moins de 0,1 % de l’ensemble des exportations françaises.

Les relations économiques entre la France et l’Iran ont été historiquement étroites. Toutefois, en raison des sanctions, le commerce reste à un niveau faible depuis plusieurs années. Alors que le volume des échanges franco-iranien atteignait 3,4 milliards d’euros en 2017, il n’était plus que d’environ 1,5 milliard en 2024.

Sanctions liées au programme nucléaire

Dans le commerce extérieur avec l’Iran, l’Union européenne applique de fortes restrictions liées au programme nucléaire iranien. Cela se fait aussi sentir dans nos importations. Celles-ci s’élevaient, de janvier à novembre 2025, à un peu plus de 217 millions d’euros — soit une part de moins de 0,02 % des importations françaises totales.

Mais que fait réellement la France avec l’Iran aujourd’hui ? Selon une analyse de l’agence gouvernementale GTAI (Germany Trade and Invest), les produits chimiques représentaient environ un tiers des livraisons françaises vers l’Iran en 2024, tout comme les machines. Près de la moitié des importations provenaient d’aliments, suivis par les matières premières (26,1 %) et les produits chimiques (12,0 %).

L’Iran commerce avec 147 pays

Selon les données les plus récentes de la Banque mondiale, l’Iran a exporté en 2022 vers 147 pays partenaires. Parmi ses principaux partenaires figuraient la Chine, d’autres pays d’Asie de l’Est, l’Irak, les Émirats arabes unis, la Turquie et la France.

Mes, en termes de valeur, le carburant demeure le principal article d’exportation de l’Iran. La République islamique est membre de l’OPEP. Parmi les importations les plus importantes figurent les précurseurs, les légumes, les machines et les équipements.

En 2022, selon la base de données COMTRADE de l’ONU, les exportations iraniennes se montaient à 80,9 milliards de dollars. La Chine, l’Irak et les Émirats arabes unis constituaient à l’époque les principaux partenaires exportateurs de l’Iran.

Critique d’Israël sur le commerce franco-iranien

Les importations totales de l’Iran s’élevaient en 2022 à 58,73 milliards de dollars. Les principaux partenaires importateurs de l’Iran étaient les Émirats arabes unis, la Chine, la Turquie, l’Inde et—à la cinquième place—la France.

Dans le passé, Israël a aussi exprimé des critiques vives à l’égard des relations commerciales entre la France et l’Iran. « L’Iran n’est pas un partenaire commercial normal », déclarait l’ambassadeur israélien en Allemagne, Ron Prosor. « À chaque euro qui tombe entre les mains des mollahs, 50 cent reviennent sous forme de terrorisme ».

Avec les informations de Angela Göpfert, rédaction financière ARD.

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