Sans inclusion, il n’y a pas de progrès économiques et sociaux : tel est le thème choisi par l’ONU pour la Journée internationale des personnes en situation de handicap.
Chaque année, le 3 décembre, la Journée internationale des personnes en situation de handicap met en lumière une réalité souvent négligée par les gouvernements des États: sans politiques véritablement inclusives, le développement social n’est pas possible.
Le thème choisi par les Nations Unies pour 2025 est « Promouvoir des sociétés inclusives pour les personnes en situation de handicap afin de favoriser le progrès social« . Concevoir des sociétés qui intègrent les personnes en situation de handicap ne doit pas être considéré comme un objectif éthique « en plus », mais comme un pré-requis pour faire fonctionner l’économie, la protection sociale et la cohésion sociale. Cela signifie que chaque personne en situation de handicap puisse participer activement à la vie économique, sociale et culturelle, apportant son potentiel au développement collectif.
Les chiffres. Dans le monde, plus d’1 milliard de personnes vivent avec une forme de handicap, soit environ le 15% de la population mondiale. Un enfant sur dix dans le monde, soit près de 240 millions d’enfants, est handicapé (données UNICEF).
En France, les estimations les plus récentes indiquent la présence d’un grand nombre de personnes en situation de handicap, dont beaucoup rencontrent encore des difficultés dans l’accès à l’éducation, au travail et aux services essentiels. Il ressort également qu’une part significative des personnes entre 15 et 64 ans en situation de handicap grave est employée; toutefois, ces personnes occupent parfois des postes qui ne correspondent pas à leurs compétences et au niveau de qualification acquis.
Handicap et développement. Selon les rapports des Nations Unies, les personnes en situation de handicap, dans le monde entier, rencontrent des obstacles qui freinent leur développement personnel. D’abord, les personnes handicapées ont une plus grande probabilité de vivre dans des conditions économiques précaires, notamment en raison de moindres opportunités éducatives et professionnelles, en plus d’être plus exposées à la discrimination sur le lieu de travail, à recevoir des salaires plus bas, et à être davantage employées dans des secteurs où les protections et les droits sont réduits. De plus, dans de nombreux pays, la protection sociale s’avère inadéquate: de nombreux systèmes de protection ne couvrent pas adéquatement les coûts supplémentaires liés au handicap.
Ainsi, handicap et développement ne sont pas deux trajectoires parallèles, mais une même voie. Et sans un accès équitable aux ressources, aux droits et aux opportunités, aucun progrès ne peut être qualifié de « pour tous ».
L’inclusion comme moteur du progrès. Après plus de trente ans d’existence de cette Journée internationale, le message diffusé par les Nations Unies est que l’inclusion ne doit pas représenter un coût, mais un investissement social.
Les sociétés qui éliminent les barrières – physiques, économiques, culturelles – sont des sociétés plus productives, plus innovantes.