Le point faible de l’IA : elle ne sait pas résoudre les mots croisés

L’intelligence artificielle bat les champions d’échecs et écrit des codes complexes, mais elle se retrouve en difficulté face à une énigme. Voici pourquoi la pensée latérale demeure un défi (presque) impossible pour les algorithmes.

Il existe un domaine dans lequel l’intelligence artificielle a du mal: celui des énigmes et des jeux d’esprit. Bon nombre d’énigmes reposent en effet sur des jeux de mots, des métaphores ou des sens implicites difficiles à interpréter pour l’IA. Cela s’explique par le fait que l’énigme n’est pas seulement logique, c’est aussi un jeu.

Règles contre intuition : le défi des mots croisés

L’IA est excellente dans les tâches où elle doit suivre des règles strictes, comme les échecs, mais elle a du mal quand il s’agit d’intuer in quelle façon l’auteur du jeu cherche à la tromper.

Par exemple, résoudre une grille de mots croisés est un cauchemar pour une IA purement textuelle car elle doit prendre en compte que chaque mot inséré en contraint trois ou quatre autres.

Ironie et métaphores : l’IA prend tout au pied de la lettre

L’IA propose souvent un mot correct pour la définition, mais qui a le mauvais nombre de lettres ou qui ne croise pas avec les autres. De plus, les définitions des mots croisés (surtout les plus difficiles) utilisent fréquemment l’ironie.

Une IA pourrait au contraire interpréter littéralement une métaphore, manquant complètement le cible.

Le piège des rébus : les doubles sens déstabilisent l’algorithme

Encore pire avec les rébus. Dans ce cas, il faut d’abord reconnaître l’objet sur l’image mais trouver le terme exact (pas un synonyme). Puis le lire en le lisant avec les lettres écrites au-dessus.

Il faut enfin ignorer le sens des parties individuelles pour trouver la phrase résultante. Un processus qui exige une intégration entre vision et langage pour laquelle le cerveau humain est encore inégalé.

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