Il s’agit d’un mécanisme psychologique appelé « aversion à revenir sur ses pas ». Une étude de l’Université de Californie nous explique pourquoi nous agissons ainsi.
On se trompe, mais on ne revient pas en arrière ! Vous est-il déjà arrivé de prendre le mauvais chemin en vous dirigeant quelque part et de ne pas revenir sur vos pas pour reprendre la bonne route, même si cela serait plus simple, mais d’essayer d’atteindre la même destination à partir du point où vous vous trouvez (et peu importe si cela vous ferait parcourir bien plus de chemin) ?
Biais cognitif. Il s’agit d’un mécanisme psychologique très répandu, un biais cognitif appelé « aversion à revenir sur ses pas », qui a été étudié en détail à l’Université de Californie.
Plus de travail pour rien. Les chercheurs ont conçu 4 expériences différentes (impliquant plus de 2 500 personnes), afin de découvrir à quoi ce biais est réellement lié. Ils ont découvert que la raison réside surtout dans le fait de ne pas vouloir perdre ce qui a été fait jusqu’à ce moment-là.
Ce n’est donc pas la crainte d’avoir à fournir l’« effort » de revenir en arrière et de repartir de zéro qui nous freine dans ces cas, mais bien le regret d’avoir jusqu’alors fait quelque chose de faux et la volonté de se prouver à soi-même que, au fond, le chemin entrepris « n’était pas si mauvais ».