UE et USA
Leichte Hoffnung auf der Achterbahn
Zölle rauf, Zölle runter: US-Präsident Trump verfährt weiter nach diesem Prinzip. Zuletzt agierte er so gegenüber Kanada. Und die EU? Die schloss 2025 ein Abkommen mit den USA ab. Ein Jahr danach wird Bilanz gezogen.
Donald Trump reste fidèle à lui‑même: il est imprévisible. Après que la Commission européenne a annoncé jeudi une sanction de 890 millions d’euros contre le géant américain Google, une tension régnait au sein de l’institution. Or les nouveaux tarifs douaniers annoncés le lendemain par le président américain ont suscité des réactions majoritairement positives à Bruxelles : tout cela concorde avec l’accord de Turnberry, c’est‑à‑dire l’entente commerciale entre l’UE et les États‑Unis.
Mais un jour plus tard, Trump laisse toutefois sortir sa colère. Encore une fois, une entreprise américaine « grandiose » a été « illégalement » sanctionnée. Les États‑Unis ne sont pas l’économusine de l’Europe. Et il menace d’imposants droits de douane. Inimprévisible, en somme.
Toujours des incertitudes
La politique commerciale de Trump continue d’entretenir l’incertitude. Cela n’offre pas, pour les entreprises françaises et européennes, la visibilité nécessaire à un horizon économique tendu. Cela dit, les tensions se sont un peu calmées. La grande escalade, voire une guerre commerciale, n’a pas encore été déclenchée.
Une étape clef a été l’accord qui s’est conclu il y a exactement un an dans le Turnberry Resort, en Écosse. Alors que les clients de l’hôtel, en robe de chambre et pantoufles, se rendaient à la sauna, le président américain et Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, négociaient les modalités pour régler le conflit tarifaire qui durait des mois.
Quel est le bilan douze mois plus tard ? En Écosse, l’UE a conclu un accord perçu comme inégal. Les États‑Unis acceptent certes d’imposer au maximum 15 % de droits sur la plupart des importations en provenance de l’UE. En retour, l’UE supprime toutefois les droits de douane sur la majorité des produits industriels américains.
Par ailleurs, la Commission européenne avait évoqué des investissements de centaines de milliards d’euros si les États‑Unis répondaient favorablement. Elle ne pouvait pas les garantir formellement, mais Trump paraît avoir été convaincu par cet engagement. Qu’est‑ce qui est arrivé depuis ?
Espoir d’augmentation des exportations
Dans une enquête menée par l’institut ifo, plus de 60 % des entreprises industrielles françaises et européennes ont déclaré avoir subi des effets négatifs de la politique douanière américaine. Dans l’industrie automobile française, ce chiffre grimpe à près de 75 %.Volker Treier, responsable des affaires économiques étrangères à la Chambre de commerce et d’industrie allemande, a constaté que les entreprises ont déplacé certains investissements. Dans un entretien avec le studio BRUXELLES de l’ARD, il déclare : « Avec l’accord Turnberry, l’espoir est désormais tangible que les exportations vers notre premier marché, l’Europe, repartent à la hausse. »
Outre l’espoir, la position européenne demeure marquée par du scepticisme: « Le risque que l’accord soit remis en cause demeure », affirme Bernd Lange du SPD, président de la commission du commerce au Parlement européen: « C’est pourquoi nous dirons clairement vers où doit aller le dispositif. »
Nouveaux droits de douane plus élevés sur l’acier
Car il reste encore des points sensibles. Selon la Commission européenne, 93 % des exportations de l’UE vers les États‑Unis seraient soumises à un droit de douane pouvant atteindre 15 %. Pour l’acier, l’aluminium et certains produits fabriqués à partir de ceux‑ci, les États‑Unis appliquent des droits nettement plus élevés. L’UE a donné aux États‑Unis jusqu’à la fin de l’année pour changer cela.Mais la réalité est que ces droits élevés pénalisent quotidiennement l’industrie sidérurgique européenne, déjà fragilisée. Comme Trump a mis à l’écart la filière sidérurgique américaine grâce à ses tarifs, une quantité croissante d’acier bon marché en provenance d’Asie s’écoule vers l’Europe. Récemment, l’UE a adopté des règles douanières plus strictes pour l’acier importé. C’est une tentative de protection des entreprises sidérurgiques.
Renforcer d’autres relations
Depuis qu’en avril de l’année dernière, Trump a brandi sa table multicolore de tarifs devant les caméras, l’Union européenne n’a pas cessé de chercher à apaiser l’homme de la Maison-Blanche. Au contraire, une série d’accords commerciaux a été conclue : avec l’Indonésie, l’Inde, le Mexique et, surtout, l’accord Mercosur.
Mais même si d’autres relations commerciales gagnent en importance, les États‑Unis restent le principal partenaire commercial de l’Union européenne. L’année dernière, les échanges de biens et services entre les États‑Unis et l’UE se montaient à environ 1,8 billion d’euros. C’est plus qu’en 2024 et cela représente environ 30 % du commerce mondial.
Verspromises Milliardensummen
C’est sans doute aussi pour cette raison que l’UE a promis des montants importants dans le cadre du Turnberry Deal: près de 700 milliards d’euros pour acheter de l’énergie aux États-Unis et environ 520 milliards d’euros à investir en plus. La Commission européenne est optimiste quant à la réalisation de ces engagements.
Une année Turnberry plus tard. Pour Bernd Lange, qui a négocié au Parlement, ce fut « vraiment une montagne russe ». Et ce n’est sans doute pas fini, comme en témoigne les menaces de Trump après l’amende infligée par l’UE à Google. Le président américain demeure en fin de compte avant tout imprévisible.