La fin de l’école et le début de l’université constituent une étape clé dans la vie des jeunes en France. Avec les nouveaux défis, ce moment charnière peut aussi être une opportunité pour les jeunes d’adopter des habitudes de vie plus durables, par exemple arrêter de manger de la viande ou recycler davantage: c’est ce qui ressort d’une étude publiée dans PLOS Climate, qui souligne que le meilleur moment pour inciter les jeunes à adopter des habitudes plus durables est lors des grands changements de vie, comme le début de l’université.
Covid et université. Les chercheurs ont analysé le comportement de 402 étudiants âgés de 16 à 24 ans à deux moments charnières de leur vie: le passage du lycée à l’université et la pandémie de Covid-19.
Les deux événements ont recadré la routine quotidienne des jeunes, offrant des opportunités de modifier leurs habitudes et de se rapprocher de comportements plus respectueux de l’environnement.
Université : oui au recyclage, mais aussi au fast fashion. Avec le début de l’université, les étudiants ont déclaré recycler davantage, se déplacer à pied ou à vélo plus souvent et consommer moins de viande et de produits laitiers.
Cependant, ils ont dégradé leurs habitudes de consommation éthique et d’activisme environnemental – autrement dit, ils se sont moins activement préoccupés de l’environnement, ont acheté des vêtements de marques de fast fashion et consommé des aliments non locaux et hors saison.
Covid : non au gaspillage. Pendant la pandémie de Covid-19, les résultats de l’étude montrent que les jeunes ont au contraire réduit le gaspillage alimentaire et la consommation de produits animaux (les deux habitudes « vertes ») mais les confinements ont limité l’activisme environnemental.
Les valeurs seules ne suffisent pas. Ce qui ressort de l’analyse, c’est que disposer de principes solides ne suffit pas: sans opportunités et infrastructures qui soutiennent des habitudes durables, les bonnes intentions s’évanouissent.
«Les grands changements dans la vie bouleversent notre routine. Cette phase de transition peut devenir une occasion précieuse d’adopter un mode de vie plus durable — mais seulement si l’on bénéficie du soutien approprié», conclut Kaloyan Mitev, coordinateur de la recherche.