Accord de libre-échange
Ursula von der Leyen en faveur de l’accord UE-Mercosur au Brésil
Après plus de 25 ans de négociations, l’UE et les États mercosur d’Amérique du Sud vont aujourd’hui créer l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde. Avant la signature, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a été accueillie au Brésil.
Avant la signature de l’accord de libre-échange avec les États mercosur, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s’est entretenue au Brésil avec le président Luiz Inácio Lula da Silva.
Lors de la rencontre à Rio de Janeiro, elle a déclaré que l’accord envoyait un signal fort « de partenariat et d’ouverture ». Ainsi, « un véritable essor » serait créé. « Si nous livrons avec l’accord commercial, cela deviendra une histoire à succès — écrite par 700 millions de personnes », a déclaré von der Leyen.
Le Marché commun du Sud (Mercado Común del Sur, MERCOSUR) est une union régionale des États d’Amérique du Sud: Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay, Venezuela et Bolivie.
La adhésion du Venezuela est suspendue depuis 2017. La Bolivie n’est pas, à ce stade, membre de l’accord Mercosur avec l’UE.
Le MERCOSUR a été créé en 1991 et vise, par la coopération politique, sociale et économique, à favoriser l’intégration régionale.
Source : Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement, dpa
Bon pour le multilatéralisme
Lula a déclaré que le nouveau partenariat va au-delà de la dimension économique : « L’UE et le Mercosur partagent des valeurs telles que le respect de la démocratie, de l’État de droit et des droits humains ». L’accord est donc « bon surtout pour le monde démocratique et pour le multilatéralisme ».
Selon de nombreux observateurs, la rencontre entre Lula et von der Leyen au Brésil avait pour but de désamorcer les tensions, a expliqué la correspondante d’ARD Xenia Böttcher. Car le traité aurait dû être signé au Brésil en décembre.
Mais l’UE avait décidé de repousser l’achèvement de l’accord — notamment en raison de l’opposition de la France, de la Pologne et de l’Italie. L’Allemagne avait été l’un des moteurs de cet accord, en partie à cause des relations commerciales devenues plus difficiles avec la Chine et les États‑Unis.
Plus de 25 ans de négociations
Après plus de 25 années de négociations, l’accord vise à créer l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde. Il doit réduire les obstacles commerciaux, les droits de douane et les taxes entre l’Union européenne et l’Argentine, le Brésil, le Paraguay et l’Uruguay, facilitant ainsi les échanges de marchandises.
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Tandis que les Européens exportent notamment des voitures et des produits chimiques vers l’Europe, les pays du Mercosur livrent principalement des denrées agricoles et des matières premières vers l’Europe. Selon les calculs de la Commission, l’accord permettrait d’économiser environ quatre milliards d’euros de droits de douane chaque année.
Signature au Paraguay
Désormais, Ursula von der Leyen signera l’accord au Paraguay. Sont également présents le président paraguayen Santiago Peña et le président uruguayen Yamandú Orsi. La participation du président argentin Javier Milei restait incertaine jusqu’au dernier moment.
À l’issue de la signature, les quatre États d’Amérique du Sud et le Parlement européen devront ratifier le texte. Les négociations sur l’accord Mercosur ont été conclues à la fin de l’année dernière. Il y a une semaine, les 27 États membres ont également approuvé l’accord à la majorité.