Au cours du premier mois de vie, le nouveau-né évolue rapidement et apprend à s’adapter au monde extérieur au ventre maternel. La croissance, les tétées, le sommeil, les pleurs, les mouvements et le besoin de contact peuvent susciter de nombreuses questions: connaître ce qui est physiologique et les signaux auxquels être attentif aide les parents à aborder ces premières semaines avec plus de sérénité.
«Stade-t-il en train de grandir normalement ?» ; «Pourquoi pleure-t-il ?» ; «Est-ce normal qu’il bouge comme ça ?».
De nombreuses questions peuvent se poser aux parents concernant la croissance et le développement du nourrisson d’un mois. Dans cet article, nous tenterons de répondre aux questions les plus fréquentes et nous ferons un aperçu de la croissance, du développement et des caractéristiques essentielles du bébé au cours du premier mois de vie.
Quelle est la croissance d’un nourrisson d’un mois
Tout d’abord, une précision utile: pour le monde pédiatrique, le nourrisson est l’enfant au cours du premier mois de vie; passé ce délai, on emploie le terme “laitant”. C’est bien dans ce premier mois que la croissance suit un rythme caractéristique qui mérite d’être observé de près.
À la naissance, chaque bébé est mesuré et pesé. C’est le point de départ pour déterminer si le petit est né avec un poids adapté à son âge gestationnel et pour suivre sa croissance au fil du temps.
Dès les premières heures de vie, on observe déjà une légère perte de poids physiologique. Il s’agit d’environ 5 à 7 % du poids à la naissance, perdu généralement dans les 48 premières heures en raison de la perte de liquides qui survient après la naissance (pensez aux premières urines ou aux premières selles, le méconium).
Avec le démarrage progressif de l’allaitement, la perte cesse et le poids commence à remonter. «Mais combien de temps faut-il pour prendre du poids ? Quel est donc le poids d’un nourrisson ?», demandent souvent les parents lors des visites chez le pédiatre en scrutant le petit chiffre sur la balance bébé. Chaque enfant est unique, mais on peut se référer à une moyenne d’augmentation du poids d’environ 140 g par semaine. Ainsi, dans les 15–20 premiers jours de vie, le nourrisson aura récupéré et dépassé son poids de naissance.
Mais la croissance n’est pas seulement une question de poids; il est aussi très important d’évaluer la longueur et le périmètre crânien du nourrisson. Les parents apprennent vite que leur enfant ne se contente pas de prendre du poids («Il a pris du poids, je le sens rien qu’en le tenant dans mes bras»), mais qu’il grandit aussi en centimètres à une vitesse impressionnante: à un mois, les nourrissons gagnent en moyenne entre 3 et 5 cm, et le périmètre crânien augmente en moyenne de 2 cm, signe de la croissance rapide du cerveau.
Tous ces chiffres ne doivent toutefois pas être interprétés au coup par coup. Vous avez peut-être déjà entendu parler des courbes de croissance, un outil statistique qui permet de donner du sens non pas à une valeur isolée mais à son évolution dans le temps: à chaque check-up, le pédiatre inscrit les mesures de l’enfant et les reporte sur les courbes de centiles, obtenant une photographie de sa croissance au fil du temps.
Mais au-delà des courbes de croissance et des évaluations du pédiatre, comment savoir que tout va bien? Certains signes peuvent être observés par les parents: si l’enfant tète à la demande, s’il mouille ses 5–6 couches par jour avec des urines claires, émet des selles de couleur et de consistance normales (fluides ou crémeuses, ni blanches, ni rouges, ni noires) et est serein entre les tétées, alors tout semble se dérouler correctement.
À quoi ressemble un nourrisson d’un mois
«Est-il normal qu’il ait une tête aussi grosse ? Et ces petites points sur la peau, c’est quoi ?». De nombreuses questions peuvent naître chez les mères et les pères.
La tête d’un nourrisson d’un mois demeure proportionnellement plus grande par rapport au reste du corps: c’est ainsi pensé par la nature, pour abriter l’organe le plus caractéristique de notre espèce, le cerveau. Pour faciliter le passage lors de l’accouchement, les os du crâne ne sont pas encore soudés et présentent deux fontanelles, l’une antérieure et l’autre postérieure, les fameuses «fontanelles». Celle antérieure (appelée «bregmatique») peut rester ouverte longtemps, jusqu’à 10–18 mois (parfois deux ans), tandis que celle postérieure (la «lambda») se ferme après les premiers 2–3 mois.
La peau présente aussi des traits typiques qu’il est utile de connaître. Après la naissance, il est courant d’observer une desquamation plus ou moins marquée mais tout à fait physiologique, pouvant toucher les mains et les pieds ou aussi le tronc et le visage. Elle dure quelques jours et disparaît dans les deux à trois premières semaines; dans la même période, on peut voir la perte partielle des premiers cheveux, qui repoussent ensuite.
On peut aussi remarquer une tache rose-rouâtre sur la nuque, appelée en jargon technique «angiome plan» (ou plus couramment «morsure de la cigogne») ou une grande tache gris-bleu sur les fesses et le dos, la «tache mongolique». Les deux sont bénignes et destinées à s’éclaircir avec la croissance.
La couleur des yeux à un mois n’est pas encore définitive et peut évoluer dans les mois qui suivent.
Autre particularité: l’acné néonatale, un nom qui peut faire peur, mais ce sont des boutons qui apparaissent sur le visage et le corps dans les premiers jours sous l’effet des hormones maternelles. Ils sont inoffensifs et ne nécessitent pas de traitement, même s’ils inquiètent souvent les parents.
Comment prendre soin de la peau d’un nourrisson ? On le lave avec des produits spécifiquement destinés aux bébés, de préférence à base d’huile, on l’essuie délicatement avec des lingettes en coton en veillant à ne pas négliger les plis et on peut l’hydrater avec des huiles naturelles (comme l’huile d’amande douce) ou des crèmes adaptées.
Mouvements, réflexes et développement moteur
Pendant le premier mois, que fait le nourrisson? Il traverse un processus fondamental d’adaptation progressive à la vie hors du ventre maternel, tout en conservant des comportements liés à la vie utérine: il adopte une position recroqueillie, avec les bras et les jambes fléchis et les poings fermés; il bouge par à-coups et peut présenter de petits tremblements au niveau des mains et du menton; il éternue ou fait des grimaces soudaines pendant le sommeil. Ces mouvements à un mois témoignent d’un système nerveux encore en maturation.
Parmi cette immaturité figuraient aussi les réflexes archaïques, réponses automatiques que le pédiatre vérifie comme signe de bon développement: le sursaut avec ouverture des bras, la succion, la recherche du mamelon, la préhension, le réflexe de marche automatique (s’il est tenu debout, les pieds posés sur une surface plane, il effectue des mouvements rythmiques semblables à des pas). Dans les mois qui suivent, ces réflexes disparaissent les uns après les autres, faisant place à des mouvements volontaires, signe d’une maturation normale du système nerveux du petit.
Une étape à atteindre durant ces semaines est un premier, incertain contrôle de la tête, entraîné par le tummy time, c’est-à-dire les moments passés sur le ventre, éveillé et surveillé, qui renforcent le cou et les épaules et aident à prévenir l’aplatissement de la tête (la plagiocephalie). Plus tard arriveront de nouvelles étapes, avec de larges marges de normalité; les bébés nés prématurément doivent être évalués selon l’âge corrigé, et tout doute sur le tonus musculaire ou une asymétrie persistante doit être signalé au pédiatre.
Vue, audition et les autres sens du nourrisson à un mois
Dès la naissance, tous les sens sont déjà développés, à une exception près: la vue à un mois est encore limitée et mûrit au cours de la première année. À un mois, le nourrisson distingue lumière et obscurité, peut faire la mise au point à environ 20–30 cm (à peu près la distance entre son visage et celui de celui qui le tient ou l’allaite), est attiré par les contrastes forts et par les visages, et la couleur qu’il voit le mieux est le rouge. De plus, il commence à suivre des objets en lent mouvement.
Le goût, l’ouïe et l’odorat sont pleinement matures et permettent au petit de reconnaître ce qui lui était familier dans le ventre maternel: le goût du lait, le parfum de maman, le timbre de sa voix et celui du papa.
Le toucher reste sans doute le canal le plus important: le besoin de contact à cet âge est physiologique et n’est certainement pas un caprice; il constitue la base de la construction d’un attachement sûr entre l’enfant et les parents.
Combien et à quelle fréquence mange un nourrisson d’un mois
Un autre doute fréquent des parents, surtout pendant le premier mois, concerne les tétées: «Est-ce qu’il mange assez ? On dirait qu’il mange peu.» C’est une inquiétude naturelle, et intuitive, car lorsque le bébé tète au sein, il est difficile de savoir combien de lait il prend à chaque tétée.
Chez le nourrisson allaité au sein, le nombre de repas au cours du premier mois n’est pas toujours quantifiable et peut être très variable. Comme l’indique l’OMS, l’allaitement se fait à la demande: en répondant à chaque fois qu’il le demande, on peut atteindre 8–12 tétées sur 24 heures, tétées nocturnes comprises.
Pour les bébés nourris au lait artificiel, en revanche, le déroulement est plus prévisible: lors des premiers jours de vie, on commence par 8 tétées par jour, qui au cours du premier mois descendraient à 6–7 par jour (mais là aussi cela peut présenter une variabilité physiologique d’enfant à enfant), avec une quantité de lait par tétée qui varie selon les besoins de l’enfant et même d’un jour à l’autre. Il n’existe ni horaires fixes ni une durée « juste » de la tétée: il y a ceux qui se rassasient en dix minutes et ceux qui en prennent quarante; dans tous les cas, cela va.
Pour savoir si un bébé mange correctement, il n’est pas nécessaire d’essayer de le peser, par exemple en faisant une double pesée avant et après la tétée au sein. On peut plutôt se baser sur des évaluations indirectes: un bébé qui mange suffisamment mouille au moins 5–6 couches par jour d’urine claire, après la tétée se détache spontanément ou s’endort rassasié et croît avec le temps. En revanche, s’il urine peu, que l’urine est jaunâtre, que les selles sont sèches et vertes et qu’il a l’air insatisfait ou trop somnolent, il faut demander l’avis du pédiatre.
Autre élément important: la prise du sein. Une prise correcte, avec la bouche bien grande ouverte et une bonne partie de l’aréole dans la bouche, et une position confortable pour la mère et le nourrisson, garantissent un bon transfert de lait et protègent des crevasses au mamelon, l’un des désagréments les plus fréquents chez les femmes allaitantes dans les premières semaines.
Informations pratiques à retenir. Après la tétée, certains bébés font leur rôt et peuvent avoir des régurgitations: c’est normal que cela arrive ou non. Les tétées nocturnes, au premier mois, sont normales: elles servent au bébé et à la mère qui souhaite continuer à allaiter. Et jusqu’à 6 mois, le lait demeure le seul aliment nécessaire: il n’est pas utile de donner de l’eau, même en été, à moins que la maman doive s’éloigner du bébé.
Combien dort un nourrisson d’un mois
«Mais cet enfant dort tout le temps! et quand il est éveillé, il mange. Est-ce normal ?».
Le comportement des nourrissons surprend souvent les parents. À un mois, le nourrisson passe encore la majeure partie du temps à dormir: environ 16–18 heures de sommeil, non continues mais en périodes allant de 30 minutes à 2–3 heures, tant le jour que la nuit, car il n’a pas encore développé la capacité de différencier le rythme sommeil/veille et de produire la mélatonine. C’est pourquoi les réveils nocturnes sont normaux, pas un problème à résoudre, bien que cela puisse être épuisant pour les parents.
De plus, le sommeil à un mois est différent de celui de l’adulte: alternent des périodes de sommeil calme, pendant lesquelles le petit reste immobile, et des phases de sommeil agité où il semble éveillé et bouge, fait des mimiques, mais dort en réalité; de nombreux bébés se détendent et s’endorment dans les bras et, avant d’être remis dans le berceau, ils ont encore besoin d’être portés un peu plus longtemps (c’est un besoin physiologique de contact et il n’y a absolument aucun risque de le « gâter »).
Un point important sur le sommeil sûr: pour réduire le risque de SIDS, le bébé doit toujours dormir sur le dos, sur un matelas ferme et dans un lit à barreaux dépourvu d’accessoires (pour plus d’informations, reportez-vous à la lecture de cet article).
Les pleurs et les premières formes de communication
«Mais pourquoi pleure-t-il tout le temps ? J’ai tout essayé et il ne se calme pas.»
Le pleur est un autre défi que l’on rencontre, de manière variable, après la naissance. Ce qu’il faut garder à l’esprit, c’est que le pleur n’est pas un caprice, mais le seul moyen qu’a l’enfant d’évoquer ses besoins. C’est sa première forme de langage et il a de multiples causes: faim, chaleur ou froid, un couche à changer, fatigue, besoin de contact, pas toujours déchiffrables. Dans tous les cas, il n’est pas nécessaire de le comprendre immédiatement, mais la façon dont on répond l’est: le nourrir, le déshabiller, le couvrir, le nettoyer, le choyer avec la voix et le contact. Avec le temps, on apprend à reconnaître les nuances du pleur et à agir en conséquence.
Et rappelons-le encore: répondre au pleur ne signifie pas gâter le bébé; c’est en répondant à ses besoins que l’on crée les bases d’un attachement sûr. Dans ces semaines, le contact construit la sécurité, et non de mauvaises habitudes, et il n’est pas utile de « le laisser pleurer pour ne pas le gâter », au contraire, répondre rapidement et avec affection est le meilleur choix pour son bien-être.
Justement parce que ce pleur, et en particulier celui du soir, peut mettre les parents à l’épreuve, il faut réaffirmer un concept fondamental: un nourrisson ne doit jamais être secoué. Le secouer, ne serait-ce que quelques instants, peut provoquer des dommages gravissimes (la « syndrome du bébé secoué »). Si l’on se sent dépassé (et cela peut arriver, ce n’est pas une faute), la bonne chose à faire est de poser le bébé en sécurité dans le lit, s’éloigner un moment pour retrouver son calme et demander de l’aide.
Viennent bientôt les petites joies: les premiers gazouillis et gargarismes et, vers les 6 semaines de vie, le passage du sourire réflexe au sourire social, le premier vraiment destiné à celui qui s’occupe de lui. Et c’est une grande joie pour le cœur.
Et les coliques
Peut-être que tout le monde ne sait pas que les coliques n’existent pas vraiment. Chaque épisode de pleurs inconsolables porte cette étiquette, comme une douleur abdominale, mais ce que l’on appelle communément coliques n’est dû à aucune douleur précise.
Récemment, les directives les ont confirmés: il s’agit d’épisodes de pleurs intenses, souvent inconsolables, qui se produisent typiquement en fin d’après-midi ou en soirée et qui durent plusieurs heures, puis cessent. On les appelle le Infant Distress Syndrome et ils résultent de plusieurs facteurs, parmi lesquels l’immaturité du système nerveux, le microbiote et le cadre relationnel.
Au cours du premier mois, certains nourrissons (pas tous) commencent à les développer: il n’y a rien de pathologique, même si cela met les parents à l’épreuve qui craignent de ne pas comprendre et de ne pas pouvoir répondre aux besoins de leur enfant. C’est vraiment très fatigant, mais heureusement il s’agit d’une période temporaire. Ces épisodes se résorbent d’eux-mêmes, généralement vers l’âge de 3–4 mois et ne laissent aucune conséquence sur l’enfant.
Le lien avec les parents et la nouvelle vie de famille
Le premier mois est aussi celui où l’on se connaît et où l’on crée le lien avec son bébé. Pas besoin de méthodes complexes ou de techniques mystérieuses; le lien se construit avec les gestes les plus simples que nous avons à notre disposition: les soins, le contact, le réconfort. Ces aspects ne servent pas uniquement à transmettre son amour et sa présence, mais ils jouent aussi un rôle important dans la régulation de la température, du rythme cardiaque et de la respiration du bébé et soutiennent le démarrage de l’allaitement.
Dans cette première phase de vie, on parle d’un « quatrième trimestre », comme si ces premières semaines étaient la continuité de la grossesse et nécessitaient le même besoin de contenement. Et c’est précisément dans cette période que des outils comme l’écharpe de portage et des approches comme le massage Né en France? non, le massage infantiles peuvent être utiles.
Pour ce qui est de l’utilisation de l’écharpe de portage, reportons-nous à la lecture de cet article. Même les moments où l’on utilise cet outil sont parfaits pour parler au bébé, lui décrire ce qui se passe autour de lui, chercher son regard et le regarder droit dans les yeux lorsque l’on lui parle. Tout cela est la base pour la construction de la relation, qui est le cœur du développement: chaque aspect de la croissance de l’enfant se déroule dans le contexte de la relation et s’en nourrit.
Pensons aussi au langage: des moments comme celui qui vient d’être décrit, comme le démontrent les études, en sont un excellent fertilisant.
Il ne faut pas chercher quoi que ce soit d’extraordinaire pour stimuler et divertir un nourrisson d’un mois: les visages des parents et de la famille, la voix et peut-être quelques jeux simples, comme un mobile ou des livres sensoriels à forts contrastes, ou encore une berceuse douce. Son attention est très brève et le risque est de le surcharger avec trop de stimulations. La simplicité reste toujours le meilleur choix.
Jour après jour, chaque pièce du puzzle de cette nouvelle vie trouvera sa place et l’on parviendra à bâtir une nouvelle routine familiale, faite des repas, des siestes, d’une promenade, du bain. La capacité d’adaptation et la bienveillance sont les mots d’ordre de ce premier période.
Les soins quotidiens du nourrisson
Les tout-petits ont besoin au quotidien de plusieurs attentions, mais peut-être moins qu’on ne le pense. Le bain, par exemple, n’est pas nécessaire tous les jours. À ce propos, quelques petites recommandations: eau autour de 37 °C, un nettoyant doux et de préférence huileux, et surtout bien essuyer, en tamponnant les plis du cou, des aisselles et de l’aine, afin d’éviter les rougeurs.
Lors du changement de la couche, il convient de vérifier la présence d’urine et de selle, qui, durant le premier mois, changent souvent de couleur et de consistance: il faut qu’il y ait au moins cinq ou six couches d’urine claire par jour et que les selles ne soient jamais rouges, blanches ou noires, les autres nuances de couleur étant acceptées. Pour prévenir les rougeurs du siège, un changement fréquent, un peu d’air et, en cas de rougeurs, une crème émolliente ou une pâte barrières.
Pour nettoyer le nez, des lavages nasaux avec une solution saline suffisent lorsque nécessaire, tandis que pour les oreilles on se contente de nettoyer l’extérieur, sans mettre quoi que ce soit dans le conduit. Les ongles se raccourcissent au besoin, avec des ciseaux à bouts ronds ou une lime, peut-être pendant que le petit dort. Et la sucette, si l’on choisit d’en utiliser une, doit être maintenue propre et proposée lorsque l’allaitement est bien démarré.
Troubles courants, contrôles et signaux d’alarme
«Régurgite fréquemment» ; «Il a toujours le hoquet» ; «Il semble respirer bruyamment».
Ce sont des inquiétudes que bon nombre de jeunes parents se posent, mais dans la majorité des cas, il s’agit de conditions tout à fait physiologiques qui font partie de la vie normale d’un nourrisson et qui passeront avec le temps.
Autres aspects non inquiétants: par exemple la croûte de lait sur le cuir chevelu, qui est transitoire, tout comme les boutons, les bobbles et les petits points rouges sur le visage, manifestations typiques de l’acné néonatale déjà évoquée. Également ce que l’on appelle la crise génitale (un léger gonflement du sein, petites pertes vaginales dans les premiers jours) est un effet transitoire des hormones maternelles.
Mais quand appeler immédiatement le pédiatre? Fièvre, vomissements en jet répétés ou diarrhée, difficultés à respirer, somnolence excessive avec difficulté à le réveiller ou à le nourrir, pleurs inconsolables et différents habituels, ou des altérations du tonus musculaire, sont les rares signaux devant lesquels on n’attend pas.