La biosécurité est d’une importance vitale pour notre santé et celle de l’environnement, car elle prévient l’exposition à des agents infectieux à l’origine de maladies. Ces normes et mesures s’appliquent dans les recherches scientifiques, dans la santé publique et dans d’autres domaines connexes. Un exemple de biosécurité est l’utilisation d’éléments de protection, tels que des gants, des masques ou des lunettes.
As-tu déjà entendu parler de ses principes et de ses niveaux ? Dans le prochain article d’EcologieVerde, nous te racontons tout ce qu’il te faut savoir sur ce qu’est la biosécurité et des exemples, afin que tu puisses mieux comprendre le concept. Suis-nous !
Qu’est-ce que la biosécurité
Il existe différentes définitions de la biosécurité, comme celle publiée par l’OMS (Organisation mondiale de la Santé) ou le concept fourni par la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture). Néanmoins, le concept de biosécurité peut être compris comme: un ensemble de pratiques, de mesures, de protocoles et de normes appliqués dans des procédures réalisées dans des recherches scientifiques, dans la santé publique et dans d’autres domaines connexes, qui doivent être mis en œuvre face au contact naturel, accidentel ou délibéré avec des agents potentiellement nocifs.
Par conséquent, le concept de biosécurité est large et implique l’adoption systématique de mesures qui réduisent ou éliminent les risques que peuvent générer les activités menées sur un site donné.
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À quoi sert la biosécurité
L’objectif principal de la biosécurité est lié au développement de comportements et à la mise en œuvre de procédures standard qui permettent de diminuer et prévenir les risques associés aux maladies infectieuses liées à l’exposition à des agents potentiellement dangereux tels que des micro-organismes, des produits chimiques ou des matériaux biologiques, qui menacent la santé des personnes ou l’environnement.
Autrement dit, c’est une discipline essentielle qui évite la libération d’agents biologiques potentiellement dangereux à l’intérieur et à l’extérieur du lieu de travail, protégeant la santé de l’individu, de la communauté et de l’environnement.
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Principes de la biosécurité
Les principes de biosécurité mettent l’accent sur les mesures préventives et le comportement que le personnel concerné doit appliquer, afin d’éviter les accidents et d’améliorer les conditions de travail. Il existe quatre principes fondamentaux de biosécurité :
- Évaluation des risques : il s’agit du processus d’évaluation qui mesure la probabilité que des accidents surviennent, tels que des dommages, des blessures ou des infections. Le personnel manipulant des agents biologiques potentiellement dangereux doit connaître les risques et savoir maîtriser les techniques adéquates pour les manipuler en sécurité.
- Universalité : les mesures de biosécurité doivent concerner l’ensemble de l’institution. Le personnel, les patients (le cas échéant) et les visiteurs doivent respecter régulièrement les normes établies afin de prévenir les accidents.
- Barrières : ce principe vise à éviter l’exposition directe à ces échantillons potentiellement dangereux en utilisant des matériaux ou instruments adaptés qui évitent le contact avec eux, minimisant les accidents. Une barrière peut être la vaccination (immunisation); d’autres barrières primaires incluent les gants, le masque, les combinaisons, et les barrières secondaires comme les systèmes de ventilation ou les lavabos.
- Moyens d’élimination du matériel contaminé : il s’agit de l’ensemble des dispositifs et procédures spécifiques permettant d’éliminer, sans risque, les échantillons biologiques contaminés.
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Niveaux de biosécurité
Niveau de biosécurité 1
Ce niveau s’applique à des micro-organismes qui présentent un danger très faible pour le travailleur, la population et l’environnement, de sorte qu’un équipement spécial n’est pas requis. Les agents biologiques peuvent être manipulés avec des précautions standards telles que l’utilisation de gants et de masques. Le travail est généralement effectué sur des tables de travail ouvertes et les matières contaminées peuvent être éliminées dans des conteneurs de déchets ouverts.
Niveau de biosécurité 2
Au niveau 2, on manipule des agents pathogènes de dangerosité modérée et, bien que cela ressemble au niveau 1, il présente quelques différences telles que :
- Le personnel est formé spécifiquement pour manipuler ces agents.
- L’accès au laboratoire ou au lieu de travail est restreint au moment de la manipulation.
- Des précautions doivent être prises avec les instruments tranchants qui se trouvent contaminés.
- Certaines procédures dangereuses peuvent être effectuées à l’intérieur de hottes de travail biologiques.
Niveau de biosécurité 3
Au niveau 3, on travaille avec des agents pathogènes qui peuvent causer des dommages graves à la santé et peuvent même être mortels à la suite d’une exposition ou d’une inhalation. Un exemple clair est le virus responsable du coronavirus. Ici, des mesures de sécurité plus avancées sont requises, telles que des systèmes de ventilation spécialisés et un équipement spécifique pour le personnel, qui est formé à manipuler ces agents.
Niveau de biosécurité 4
Ce niveau est utilisé lorsque l’on travaille avec des agents infectieux qui présentent un haut niveau de contagion et qui peuvent être très dangereux et même mortels. Le personnel de ces laboratoires bénéficie d’une formation spécifique dans la manipulation de ces agents et le travail se déroule dans un environnement stérile et contrôlé. Les laboratoires disposent d’une pression négative afin d’éviter que les agents ne s’échappent à l’extérieur et ils sont isolés du reste des zones. À ce niveau, on manipule des maladies telles que l’Ebola, le hantavirus et la variole.
Exemples de biosécurité
- Utiliser des éléments de protection tels que des gants, une combinaison et des lunettes lors de la manipulation d’agents infectieux. Le masque doit être porté de manière sûre couvrant le nez, la bouche et le menton et s’ajuster au visage pour éviter les ouvertures.
- Raccourcir les cheveux : il est important de travailler avec les cheveux attachés pour éviter qu’ils n’adhèrent, ne contaminent un échantillon ou ne gênent la vue et n’entraînent un accident.
- Utiliser correctement les éléments : une utilisation inadéquate de l’instrumentation génère des risques. Il ne faut jamais mettre des éléments de laboratoire dans la bouche car des substances nocives peuvent être ingérées.
- Manipuler les substances liquides avec précaution : elles doivent toujours l’être sur une surface lisse afin d’éviter les déversements qui mettent en danger la santé.
- Maintenir l’espace libre d’obstacles, car un accident peut se produire au moment de manipuler les matériaux biologiques.
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