Le maquis est un biotope caractérisé par une végétation dense et arbustive, prédominant dans les régions bénéficiant d’un climat méditerranéen, comprenant des étés chauds et secs ainsi que des hivers doux et humides. Ce type d’écosystème se trouve principalement en Méditerranée, dans le sud de la France, en Corse, ainsi qu’en Espagne, en Grèce et dans plusieurs zones du bassin méditerranéen. Dans cet article de EcologieFrance, nous allons explorer toutes les facettes du maquis : ses caractéristiques, son climat, sa flore et sa faune.
Qu’est-ce que le maquis et quelles en sont les caractéristiques ?
Le maquis est un biome typique des régions au climat méditerranéen, c’est-à-dire des zones où les étés sont chauds et secs, et où l’hiver est doux et humide. Voici quelques-unes de ses principales caractéristiques :
- Le maquis est dominé par des arbustes à feuilles persistantes de petite taille, épaisses, coriaces et souvent recouverts d’une couche cireuse, conçues pour limiter la perte d’eau lors des périodes de sécheresse. Parmi les plantes typiques, on trouve le chêne vert, le ciste, le santoline et la lavande. Les arbres présents dans ces zones sont souvent de taille moyenne, avec des feuilles résistantes à la sécheresse.
- Une forte résistance aux incendies est une autre caractéristique clé. Ces régions connaissent des incendies fréquents, provoqués notamment par la sécheresse et les températures élevées estivales. De nombreuses plantes du maquis ont même besoin du feu pour que leurs graines puissent germer ou que leur reproduction soit favorisée.
- Ce type de végétation est principalement retrouvé dans des régions comme la zone méditerranéenne, en Corse, dans le sud de la France, ainsi qu’en Espagne, en Grèce ou encore dans certaines zones de l’Italie.
- Malgré son aspect aride apparent, le maquis abrite une biodiversité riche. Il constitue un habitat pour de nombreux mammifères tels que le chevreuil, le sanglier, ou encore des prédateurs comme le renard. Il héberge également une multitude d’oiseaux de proie, insectes et reptiles, contribuant à la richesse écologique de ces territoires.
- Les suelos du maquis sont généralement fins et pauvres en nutriments, ce qui limite la croissance d’arbres grands ou très hauts. Néanmoins, les espèces végétales qui y vivent sont parfaitement adaptées à ces conditions difficiles.

Climat du maquis
Le climat du maquis est l’un de ses éléments déterminants, puisqu’il se développe dans des régions au climat méditerranéen. Ce climat se caractérise par des périodes de températures élevées en été et par des précipitations concentrées en hiver, influençant directement la végétation et la faune de la zone.
Durant l’été, les températures peuvent dépasser les 30 °C, avec des épisodes de chaleur intense, accentués par une absence quasi totale de précipitations. Ces conditions de sécheresse limitent fortement la croissance des plantes. Les végétaux du maquis ont développé des stratégies pour survivre à ces périodes, notamment par la présence de petites feuilles épaisses, souvent cireuses, qui minimisent la perte d’eau. Pour en savoir plus sur les effets de la sécheresse, ses causes et ses conséquences, consultez nos ressources dédiées.
En revanche, l’hiver est généralement doux, avec des températures rarement inférieures à 5 °C. La majorité des précipitations tombent durant cette saison, leur volume annuel oscillant entre 250 et 750 mm. Ces pluies sont essentielles pour recharger le sol en humidité et soutenir la végétation pendant la reste de l’année. La quantité de précipitations peut varier d’une année à l’autre, avec certains épisodes plus humides ou plus secs, ce qui peut affecter l’écosystème et augmenter le risque d’incendies lors des années particulièrement sèches.
Pour approfondir, découvrez aussi ce qu’est le climat méditerranéen tempéré.
Flore du maquis
Les plantes du maquis ont été façonnées par un environnement où alternent longues périodes de sécheresse et hivers humides. Voici les principales caractéristiques de leur flore :
- Les arbustes à feuilles persistantes : le maquis est principalement constitué d’arbustes qui gardent leurs feuilles tout au long de l’année. Parmi les exemples, on trouve le ciste de Montpellier (Cistus monspeliensis), la myrte (Myrtus communis) ou encore le chêne vert (Quercus ilex). Leurs feuilles sont petites, épaisses et résistantes, permettant de limiter l’évaporation et d’assurer leur survie dans les conditions arides.
- Huiles et cire sur les feuilles : beaucoup de ces plantes présentent une couche cireuse ou résineuse à leur surface, une adaptation appelée esclerophilie. Elle permet de réduire l’évaporation et protège contre le rayonnement solaire intense. Certaines espèces ont également des feuilles recouvertes de petits poils ou tricomes, qui aident à retenir l’humidité.
- Résistance aux incendies : passés ou à venir, les feux de forêt font partie intégrante du cycle du maquis. Plusieurs plantes ont évolué pour résister ou même tirer avantage de ces incendies, par exemple en ayant des graines qui nécessitent la chaleur pour germer. D’autres ont des racines profondes leur permettant de repousser après un incendie prolongé.
- Systèmes racinaires profonds : ces plantes ont développé des réseaux racinaires étendus et profonds, leur permettant d’accéder à l’humidité stockée dans les couches inférieures du sol, même lors des sécheresses prolongées.
- Adaptations des graines : certaines graines nécessitent une explosion de chaleur pour germer, ce qui synchronise leur croissance avec les cycles d’incendie, permettant ainsi leur survie dans un environnement extrême.
Pour en apprendre davantage sur les plantes pirófites, consultez notre article dédié aux plantes adaptées au feu.

Faune du maquis
La faune du maquis, tout comme sa flore, a su s’adapter pour survivre dans un environnement marqué par des étés chauds et secs, et des hivers plus tempérés et humides. Ce biotope abrite une grande diversité d’espèces qui ont appris à cohabiter avec les conditions extrêmes et la fréquence des incendies :
- Mammifères résistants à la sécheresse : nombreux sont ceux capables de survivre avec peu d’eau. On trouve par exemple le chevreuil común ou cerf sika dans certaines zones, le renard (Vulpes vulpes), ou encore le lapin de garenne (Oryctolagus cuniculus). Ces animaux sont généralement plus actifs lors des heures fraîches du matin et en soirée afin d’éviter la chaleur intense.
- Reptiles et amphibiens : très présents dans le maquis, ces animaux profitent de leur capacité à réguler leur température corporelle. La vipère aspic (Vipera aspis), la lagarto ocellé (Timon lepidus) ou encore la grenouille ruisseau (Rana lessonae) sont quelques exemples typiques. Les amphibiens sont moins nombreux mais peuvent être trouvés près des points d’eau permanents.
- Oiseaux résistants : parmi eux, le corbeau freux (Crow), le falcon de Jersey (Falco gallinule) ou encore la engoulevent d’Europe (Caprimulgus europaeus) occupent le ciel du maquis.
- Adaptations face au feu : comme pour la végétation, plusieurs animaux ont évolué pour résister aux incendies ou en profiter : certains creusent des terriers profonds pour se protéger, tandis que d’autres profitent de la repousse rapide de la végétation après un incendie pour se nourrir ou se reproduire.

Si vous souhaitez lire d’autres articles similaires sur le maquis : caractéristiques, climat, flore et faune, nous vous invitons à parcourir notre section dédiée aux Écosystèmes.
- Le maquis épineux : caractéristiques et bénéfices. Egoiplant. Disponible en ligne : https://egoiplant.com/plantas-y-jardineria/que-es-el-chaparral-espinoso/
- Utilisateur gimellifisto. Flore du maquis. Scribd. Disponible en ligne : https://es.scribd.com/doc/13989044/Flora-Chaparral
- Maquis. Blue Planet Biomes. Disponible en : https://www.blueplanetbiomes.org/chaparral.php