Pratiquer des activités en plein air offre de nombreux bénéfices
La pratique régulière d’activités en extérieur procure des bienfaits importants d’un point de vue cognitif aux jeunes âgés de 11 à 13 ans. C’est ce qui ressort d’une étude récemment publiée dans la revue Physiology & Behavior. Les résultats montrent clairement que bouger dehors, plutôt qu’à l’intérieur, améliore les capacités d’attention, la mémoire et la rapidité logique des adolescents.

Le test.
Plusieurs études antérieures avaient déjà confirmé que passer du temps à l’extérieur était bénéfique pour la santé mentale. Ce qui restait à clarifier, c’était si la combinaison des deux facteurs — nature et activité physique — pouvait amplifier ces effets positifs. Pour le vérifier, des chercheurs ont recruté 45 élèves britanniques âgés de 11 à 13 ans. Ces jeunes ont été invités à participer à des séances d’activités physiques identiques, pratiquées aussi bien en extérieur qu’à l’intérieur de leur école.
Avant, immédiatement après, puis 45 minutes après chaque séance, les participants ont passé des tests cognitifs informatisés. Ces tests mesuraient plusieurs aspects comme les capacités mnésiques, l’attention sélective et le contrôle inhibiteur. Les résultats ont montré que, après avoir pratiqué une activité physique en plein air, les jeunes répondaient de manière bien plus performante dans tous les tests cognitifs.
Pourquoi cela ?
Les raisons pour lesquelles l’extérieur semble favoriser la bien-être mental ne sont pas entièrement établies, mais plusieurs hypothèses sont avancées par les experts. La première est ce que l’on appelle la théorie de la régénération de l’attention. Selon cette idée, les environnements naturels sollicitent la mémoire et l’esprit de manière douce et non contraignante, permettant ainsi à notre cerveau de se recharger après une période de fatigue;
Une autre hypothèse suppose que être immergé dans la nature réduit le stress et améliore le bien-être émotionnel. Cependant, dans cette étude précise, les enfants ont montré qu’ils prenaient autant de plaisir, voire plus, lors des sessions en extérieur comme en intérieur.
Vers des recherches futures
Compte tenu des limites propres à cette recherche — notamment la taille modeste de l’échantillon et le contexte de deux écoles en zones rurales disposant de grands espaces verts — les chercheurs proposent d’approfondir l’étude en analysant comment différents types d’environnements extérieurs, comme les parcs, les forêts ou les espaces verts en milieu urbain, pourraient influencer encore davantage les effets observés. Ils envisagent également d’intégrer des adolescents soumis à un rythme scolaire intense pour mieux évaluer les bénéfices de l’activité physique en plein air dans un contexte de stress accru, afin de mieux comprendre le rôle de la nature dans la gestion de la pression quotidienne et l’amélioration du bien-être général.