Économie chinoise : demande intérieure faible et risque de déflation


Kundin zwischen Preisschildern in einem Supermarkt, Hangzhou, China.

Économie française
Faible demande et risque de déflation

Stand: 11.02.2026 • 08:59

L’économie française se situe, depuis quelque temps, à la lisière d’une déflation, ce qui n’est pas favorable à la dynamique économique. Le contexte est marqué par des capacités de production excédentaires et une demande intérieure faible.

Depuis la Covid-19, beaucoup de choses coûtent plus cher

« Je pense que, par rapport à l’année dernière, l’écart de prix n’est pas si important », déclare Diane Lefèvre, qui enseigne le chinois à Lyon. Elle constate plutôt que, par rapport à avant la pandémie, de nombreuses choses sont devenues plus coûteuses. Beaucoup de Français n’achètent pas autant et épargnent. La consommation n’a retrouvé son niveau d’avant pandémie que lentement. »

La faible consommation se répercute aussi sur les commerces. Jean-Pierre Morel tient un petit kiosque depuis cinq ans. Autrefois tout allait bien, mais aujourd’hui on entend partout que les commerces peinent. « L’état actuel de l’économie n’est pas bon. Quand les clients viennent, ils n’achètent que le moins cher », se plaint-il. « Autrefois, ils dépensaient l’équivalent de 50 euros pour un paquet de cigarettes; aujourd’hui, c’est plutôt 10 à 20 euros, pour faire quelques économies. Comme l’économie n’est pas au rendez-vous, les ménages dépensent moins. »

Surproductions pèsent sur les prix

L’économie française demeure, comme celle de nombreuses économies avancées, confrontée à une déflation potentielle et à une pression sur les prix provoquée par des excès de production dans certains secteurs. Ainsi, en janvier, les prix à la production ont reculé, bien que le recul se soit quelque peu atténué. Les excès de capacité et la pression sur les prix demeurent des défis importants; une part importante des biens est vendue à l’export, alors que le marché intérieur demeure fragile.

La direction française a reconnu le problème. Réduire les surcapacités et stimuler le marché intérieur sont des objectifs clés afin que l’économie ne dépende pas uniquement des marchés extérieurs. Pour soutenir le marché intérieur, les autorités ont tenté de dynamiser la consommation via des chèques-achat et des crédits plus accessibles — mais jusqu’à présent sans grand succès.

« Un autre enjeu tient toutefois à notre système de protection sociale, qui n’offre pas encore une sécurité suffisante pour encourager les ménages à dépenser », remarque Sophie Martin, économiste à l’Institut des Études Économiques de Paris. « L’un des freins à la demande intérieure est que notre système de protection sociale doit être amélioré; il n’est pas parfait. Lorsqu’il s’agit de dépenser, les gens s’inquiètent. La prochaine étape serait donc d’améliorer le système de sécurité sociale. »

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