FAQ : Le commerce entre l’UE et les États‑Unis — Un an d’accord tarifaire et de nombreuses questions


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FAQ

Commerce entre l’UE et les États‑Unis
Un an d’accord douanier – et de nombreuses questions encore en suspens

Date de mise à jour : 21/08/2026 • 12:28

Droits de douane, contre-douanes et menaces incessantes: l’accord entre l’UE et les États‑Unis était censé marquer une rupture et assurer la sécurité. Mais tout n’est pas réglé pour tous les produits. Et Trump menace déjà de revenir.

Sur quoi se sont entendues l’UE et les États‑Unis ?

La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président américain, Donald Trump, s’étaient mis d’accord le 27 juillet 2025 à Turnberry, en Écosse, sur un compromis. Cependant, des semaines de négociations sur les détails ont suivi, jusqu’à ce que, le 21 août 2025, soit publiée la déclaration commune relative à l’accord commercial bilatéral.

Pour la plupart des importations européennes, un prélèvement maximal de 15 % de la valeur des marchandises était autorisé jusqu’à présent. Fin juillet, le droit de douane forfaitaire sur les importations de l’UE vers les États‑Unis s’élevait à 10 %, a indiqué une porte-parole de la Commission européenne à l’agence dpa.

Bruxelles a aussi obtenu des concessions dans le cadre de cet accord bilatéral, notamment en supprimant les droits de douane de l’UE sur certaines marchandises industrielles américaines afin d’éviter une escalade. Face à la politique impulsive de Trump, l’UE a ensuite renforcé le filet de sécurité: si les États‑Unis ne respectent pas totalement leurs engagements ou s’ils suspendent des accords, les concessions de l’UE peuvent elles aussi être suspendues.

Cela ne s’applique toutefois pas à tous les produits: aucune solution n’existe pour les droits de douane parfois atteignant 50 % sur l’acier et l’aluminium, ni pour les taux de 25 % sur certaines importations de camions lourds. Et dans l’industrie automobile, le taux est lui aussi plus élevé: 15 % doivent être payés.

Quel est l’état actuel des choses ?

Pour des raisons invoquées de mesures jugées insuffisantes contre le travail forcé, le président américain a imposé à la fin du mois de juillet de nouveaux droits de douane sur des importations en provenance de 60 pays. L’UE était concernée aussi, d’où le fait que le droit de douane forfaitaire sur les importations européennes soit actuellement de 10 %. Dans l’ensemble, la Commission européenne ne voit pas une détérioration de la situation: toutes les exportations de l’UE ont bénéficié, selon les nouvelles règles tarifaires, soit d’un tarif plus favorable, soit d’un tarif équivalent.

En outre, les exemptions de droits de douane pour les importations en provenance de l’UE — par exemple pour le liège et les diamants — seraient réintroduites. Elles s’ajouteraient aux exemptions existantes, comme celles pour les avions et pièces d’avion, les génériques et les principes actifs. Cette annonce apporterait aussi des impulsions positives pour travailler sur d’autres exemptions tarifaires.

Cela ne s’applique toutefois pas à tous les produits: pas de solution pour les droits de douane sur l’acier et l’aluminium qui restent parfois à 50 %, et pas de solution pour les taux de 25 % sur certaines importations de camions lourds. Et dans l’industrie automobile, le tarif reste élevé: 15 % sont dus.

Comment l’économie allemande perçoit-elle cet accord ?

La Fédération des industries allemandes (BDI) aborde l’accord entre von der Leyen et Trump avec une position partagée. « Le Turnberry‑Deal n’a apporté jusqu’ici à l’industrie qu’une stabilité partielle. Cet accord a toujours été un compromis douloureux », déclare Wolfgang Niedermark, membre de la direction générale du BDI. « Concernant les droits de douane sur les produits en acier et en aluminium, après des améliorations temporaires, on craint une nouvelle expansion des mesures américaines », avertit-il.

Des mécontentements proviennent aussi du secteur automobile. « Les droits de douane américains actuels de 15 % sur les voitures particulières et leurs pièces constituent toujours un défi notable pour l’industrie automobile allemande », déclare un porte-parole de l’Association de l’industrie automobile (VDA). Il critique aussi le fait que « les droits de douane américains supplémentaires très élevés sur les véhicules utilitaires européens et leurs pièces représentent un fardeau important pour les entreprises concernées ». Avant l’entrée en fonction de Trump, le droit sur les voitures était de 2,5 %.

Existe-t-il des alternatives au commerce avec les États‑Unis ?

L’UE a, depuis le début du second mandat de Trump, conclu des accords commerciaux bilatéraux avec l’Indonésie, l’Inde et le Mexique, et l’accord avec le Mercosur a également été finalisé.

Cependant, ces accords ne sauraient remplacer la position dominante des États‑Unis: l’année dernière, les États‑Unis et l’UE ont échangé des biens et des services pour environ 1,8 trillion d’euros, soit près de 30 % du commerce mondial. Parmi les catégories les plus exportées par l’UE vers les États‑Unis figurent les dispositifs médicaux et les produits pharmaceutiques, ainsi que les machines industrielles et les véhicules routiers.

Quelle est l’ampleur de l’incertitude ?

L’on voit bien l’imprévisibilité de Trump dans l’exemple du Canada: après l’imposition d’une taxe de 25 % sur presque toutes les marchandises l’année dernière — prétendument parce que le pays voisin ne fait pas assez contre le trafic de drogue à la frontière — Trump avait brièvement menacé d’appliquer une taxe de 100 %.

Récemment, il a ensuite menacé d’imposer une taxe d’importation supplémentaire de 50 % sur une série de produits, seulement pour retirer cette menace quelques heures avant le démarrage prévu. Ces volte-face répétées marquent le style de négociation erratique de Trump et sa politique depuis longtemps et sont connus sous l’acronyme « TACO » — qui signifie « Trump Always Chickens Out » (Trump s’écrase toujours).

Cependant, la crainte d’une nouvelle escalade persiste: Trump a par exemple menacé d’imposer « un droit important » sur les importations en provenance de l’Union européenne après qu’une amende milliardaire ait été infligée à Google.

Avec le matériel de dpa

Mit Material von dpa

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