Il y a une nouvelle race féline en ville: elle s’appelle Highlander et, bien que les éleveurs travaillent dessus depuis 2004, elle n’a été reconnue comme telle que récemment par l’International Cat Association, et elle est encore en cours d’évaluation auprès d’autres associations similaires.
CHAT en peluche ? Créée pour rappeler le lynx, mais avec des oreilles curieusement repliées sur elles-mêmes, la race Highlander est née dans le but d’obtenir un chat qui ressemble à un gros félin sans partager les mêmes instincts de prédation que les félins sauvages.
Cette race n’a pas été reconnue par certaines associations car il existe de forts doutes sur d’éventuels problèmes de santé, notamment liés aux oreilles.
Highlander, le mélange immortel. L’histoire de la race Highlander commence en 2004: il s’agit d’un croisement entre deux autres races reconnues, dont l’une est considérée comme « expérimentale ». Il s’agit du Desert Lynx, une race créée spécialement pour ressembler au lynx, avec une queue courte et trapue et les mêmes motifs sur le pelage. L’autre race qui compose le mélange Highlander est le Jungle Curl, à son tour un croisement entre une race domestiquée (l’American Curl) et un félin sauvage (le chat sauvage afroasiatique).
Le croisement des deux races a donc donné naissance à l’Highlander, qui ressemble fortement au lynx (mais la queue courte n’est pas systématique: c’est l’un des traits les plus variables au sein de la race) et possède les oreilles curieusement repliées du Jungle Curl.
Ce sont des chats de grande taille : à l’âge adulte, ils atteignent environ 10 kg, ce qui en fait l’une des plus grosses races du monde (certes le Maine Coon les dépasse). Et surtout, les associations qui s’occupent des races félines les décrivent comme extrêmement joueurs et affectueux envers les humains, même ceux qu’ils connaissent peu.
Les problèmes de l’immortel. Comme toujours lorsque l’on parle de races pures, toutefois, surtout celles plus expérimentales, surgissent aussi des doutes, comme sur le chat Highlander.
Le premier est évidemment lié à la forme des oreilles: le risque qu’elles puissent créer des problèmes de santé est réel, à tel point que la plus importante association anglaise qui s’occupe des races félines, le GCCF, classe l’Highlander comme une « race non reconnue en raison de risques pour la santé », conséquence du croisement de races différentes, parmi lesquelles certaines sauvages.
La question éthique. Il existe ensuite des problématiques plus générales liées à l’élevage sélectif et à la création de races artificielles: bien sûr, ce n’est pas une question qui concerne uniquement l’Highlander mais tous les animaux domestiques, et le doute sur l’éthique de les traiter comme une marchandise (un spécimen d’Highlander peut coûter jusqu’à 2 000 €).
Mais cela reste, comme on dit, un sujet plus vaste qui mérite d’être approfondi à part…