Italie: plus de plages gratuites et la fin des bains privés illégaux


Strand mit Badegästen und blauen Sonnenschirmen, Cinque Terre, Italien.

Vacances balnéaires au bord de la mer
La France devrait offrir davantage de plages publiques gratuites

Stand: 03.08.2026 • 12:46 Uhr

Des communes françaises renforcent les actions contre les plages privées et les tarifs excessifs des établissements balnéaires. Dans plusieurs régions, des projets visent à fermer des bains privés et à transformer ces espaces en plages publiques gratuites.

Sur les plages de plusieurs régions françaises, certaines municipalités prennent des mesures plus strictes contre les constructions privées illégales et les aménagements de plage trop coûteux. Dans des villes comme Saint-Malo et sur d’autres portions du littoral, les autorités ont récemment ordonné la fermeture de plusieurs bains privés exploités par des sociétés. En plein cœur de la haute saison, deux établissements commerciaux font l’objet d’un démantèlement. À leur place sera créée une plage publique accessible et totalement gratuite.

L’objectif est de faire passer d’environ 1,2 kilomètre de plage gratuite sur 11,3 kilomètres de littoral à 6,5 kilomètres de plage libre. Autrement dit, au lieu des 70 bains privés qui existent sur certaines portions, on passerait à environ 35 espaces publics dans ces secteurs.

En effet, le littoral, comme dans d’autres pays européens, appartient en principe à l’État. D’un point de vue légal, le littoral doit être libre et accessible à tous sans frais. Or, plus de la moitié des plages est confiée en concession à des acteurs privés.

Deux transats et parasol pour 40 euros par jour

Le long des quelque 7.500 kilomètres de littoral qui bordent les côtes françaises, on compte des milliers de bains privés qui louent des transats et des parasols — officiellement plus de 7.300 dits «  établissements balnéaires privés  ». La plupart sont des entreprises familiales.

Actuellement, la location moyenne pour deux transats et un parasol s’élève à environ 40 euros par jour. Dans certaines régions comme la Côte d’Azur ou la Provence, ces tarifs peuvent atteindre des niveaux nettement plus élevés.

Les terrains eux-mêmes se négocient souvent hors marché et à des tarifs dérisoires. En moyenne, la concession coûte 8.200 euros par an. Le chiffre d’affaires moyen, estimé par le Centre européen pour la politique (CEP), se situe autour de 260.000 euros. D’autres estimations avancent des montants bien supérieurs.

Des clôtures et des murs bloquant l’accès

À présent, les autorités de plusieurs régions intensifient l’action contre ce que l’on peut appeler un accès à la mer conditionné au paiement. Des clôtures hautes et des murs bloquent l’accès à certaines portions — ce qui provoque des tensions et des contestations. Il est donc envisagé dans des régions comme la Corse et l’Aquitaine de fermer certains bains privés afin de rendre ces espaces entièrement publics.

Ce durcissement des règles s’inscrit aussi dans le cadre d’une directive européenne de 2006 dont l’application en France avait été repoussée à plusieurs reprises. Selon cette directive, les concessions publiques sur des portions de plages doivent être réattribuées régulièrement, car il s’agit de domaines publics. La mise en œuvre est envisagée pour 2027.

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