La solitude, lorsqu’elle n’est pas délibérément recherchée pour fuir une vie trépidante, n’est presque jamais une situation agréable. Selon une étude publiée dans la revue Aging & Mental Health, les personnes âgées qui se sentent les plus seules présentent une mémoire moins performante; toutefois, et c’est une bonne nouvelle, la solitude n’accélérerait pas le déclin des capacités mnésiques, qui progresserait au même rythme que chez ceux qui ne se sentent pas seuls. « Découvrir que la solitude a un impact significatif sur la mémoire mais pas sur la vitesse de son déclin dans le temps est surprenant », commente Luis Carlos Venegas-Sanabria, coordinateur de la recherche.
Plus ou moins seuls (et oubliants)
L’étude a porté sur 10 217 personnes âgées de 65 à 94 ans, originaires de douze pays européens (dont la France est incluse), et qui ont été suivies entre 2012 et 2019. L’un des tests consistait à ce que le participant se souvienne, en une minute, du nombre maximum de mots possibles à partir d’une liste de 10 mots lus à haute voix; la solitude, définie comme le sentiment de se sentir seul, a été évaluée sur la base des déclarations des participants, à qui l’on a posé trois questions pour mesurer leur niveau et les classer en trois catégories: peu, modérément, ou très seuls.
Un premier élément qui saute aux yeux nous concerne de près: les Espagnols et les Italiens se sont révélés être les personnes âgées affichant les niveaux les plus élevés de solitude (12%). La grande majorité des participants (92%) a déclaré des niveaux faibles ou moyens de solitude, tandis que ceux qui se disaient les plus solitaires étaient généralement les participants les plus âgés, de sexe féminin et présentant des problèmes de santé plus graves.
Les effets sur mémoire et déclin cognitif
Dai dati emerge che chi soffriva di più di solitudine aveva punteggi più bassi nei test di memoria rispetto a chi si sentiva meno solo. Tuttavia, la solitudine non influenzava la vitesse del declino mnemonico nel tempo, un risultato que, selon Venegas-Sanabria, suggère que la solitude pourrait jouer un rôle plus important sur l’état initial de la mémoire que sur son déclin progressif.
L’âge est apparu comme le facteur le plus déterminant du déclin mental au fil du temps, tandis que parmi les facteurs protecteurs se distinguent l’activité physique, la participation à des activités sociales et une bonne perception de son état de santé.