Les Émirats arabes unis quitteront l’OPEP le 1er mai


Ein Mann steht beim Ölhafen von Fudschaira.

Erdölexportierende Länder
Vereinigte Arabische Emirate wollen OPEC verlassen

Stand: 28.04.2026 • 16:19 Uhr

Les Émirats arabes unis sortiront de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP) à compter du 1er mai. On suppose que cette démarche s’inscrit aussi dans des différends avec d’autres États de la région.

Les Émirats arabes unis (EAU) ont annoncé leur départ de l’alliance pétrolière OPEP et du bloc élargi OPEP+. Cette décision prendra effet le 1er mai, selon des médias d’État. Le texte précise que ce choix résulte d’un examen approfondi, notamment à la lumière des perturbations continues dans le Golfe et le détroit d’Hormuz.

Les États‑Unis et Israël avaient lancé une attaque contre l’Iran fin février. Par la suite, le conflit a conduit à une fermeture quasi complète de la route pétrolière cruciale qu’est le détroit d’Hormuz.


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Ramin Sina, ARD Le Caire, qui sort de l’OPEP ?

Info Utiles, 28.04.2026 • 17:00

Mesure non coordonnée avec l’Arabie saoudite

Avant son départ, les Émirats arabes unis avaient vivement critiqué d’autres États arabes, les accusant de ne pas suffisamment protéger le pays face aux nombreuses attaques iraniennes dans le cadre du conflit dans le Golfe.

Cette décision constitue un coup dur pour les autres pays membres de l’OPEP et pour son leader de facto, l’Arabie saoudite — d’autant que la guerre contre l’Iran a déjà déclenché un choc énergétique historique et méfié l’économie mondiale. Le ministre de l’Énergie des Émirats, Suhail Mohamed al-Masri, a déclaré à l’agence Reuters que la décision avait été prise après un examen minutieux des stratégies énergétiques. Interrogé sur une éventuelle coordination avec l’Arabie saoudite, il a répondu que ce point n’avait été discuté avec aucun autre État.

Trump voit l’OPEC comme une épine dans le pied

La perte surprise de cet ancien membre de longue date pourrait affaiblir l’OPEP, qui, malgré des désaccords internes sur la géopolitique ou les quotas de production, cherchait généralement à afficher une unité. Pour le président des États‑Unis, Donald Trump, le départ des Émirats arabes unis représente un grand succès. Il avait accusé l’OPEP de « vider » le reste du monde en maintenant des prix du pétrole artificiellement élevés.

Jusqu’à présent, douze États appartenaient à l’OPEP: outre les Émirats et l’Arabie saoudite, l’Iran, l’Irak, le Koweït, la Libye et le Venezuela. La Russie, le sultanat d’Oman et le Brésil font partie du groupe de coopération élargi OPEC+. Les membres de l’OPEP s’accordent sur les quotas de production afin d’influencer le prix mondial du pétrole.

Sans les Émirats, l’OPEP bénéficie d’un pouvoir nettement moindre sur les marchés mondiaux pétroliers. Avec le départ d’un des plus grands producteurs, l’organisation aura plus de mal à contrôler et stabiliser les prix de l’énergie.

Experte: effets « pour l’instant théoriques »

Selon l’économiste David Oxley, Capital Economics, le départ n’aura pas d’impact immédiat sur le marché mondial de l’énergie. Une augmentation de la production des Émirats arabes unis reste « pour l’instant plutôt théorique », écrit-il dans une première réaction.

Avant que la guerre au Moyen-Orient n’entraîne une chute des volumes, les Émirats avaient produit environ 3,4 millions de barils par jour en mars (un baril équivaut à 159 litres), soit plus de 16 % de la production totale de l’OPEP. Au début de 2019, le voisin régional du pays, le Qatar, avait déjà quitté l’OPEP en invoquant le fait qu’en tant que premier exportateur mondial de gaz, il n’y avait plus de raison d’être membre.

Avec les informations de Moritz Behrendt, ARD Le Caire

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