Les filtres de cigarette sont inutiles et nocifs pour la santé

Les filtres de cigarettes : un problème environnemental et un faux sentiment de sécurité

Depuis leur introduction en France dans les années 1960, dans le but de donner un faux sentiment de protection aux fumeurs, les filtres de cigarettes ont, au fil du temps, contribué de façon inutile à la pollution de notre environnement. En effet, il est estimé que chaque année, ce sont environ 4,5 milliards de filtres jetés – filtres compris – qui finissent dans la nature, se dégradant lentement pour devenir environ 800 000 tonnes de microplastiques.

Comme le souligne un article publié dans The Conversation, outre leur absence totale de protection contre le risque de cancer, les filtres pourraient même aggraver ce risque. En réalité, ils ont tendance à diminuer la sensation de force de la cigarette, ce qui facilite une inhalation plus profonde, potentiellement plus dangereuse pour la santé.

Le problème environnemental

Le défi écologique. Fabriqués à partir d’acétate de cellulose, les filtres de cigarettes ne sont pas biodégradables. Lorsqu’ils sont jetés dans la nature, ils se fragmentent en microplastiques, contaminant alors nos rivières, nos mers et nos sols. Bien que certaines sociétés tabacs mettent en avant aujourd’hui des filtres dits « écologiques », il s’agit essentiellement de stratégies marketing, car ces derniers ne constituent en réalité aucun progrès pour la planète. Selon une étude menée en 2020, ces ecofiltres contiennent encore des substances toxiques pour l’environnement, rendant leur prétendue écologie douteuse.

Des lois pour encadrer ou interdire

Des législations spécifiques. Contrairement à d’autres substances polluantes, les filtres de cigarettes n’ont aucune utilité valable. Leur élimination devrait donc faire l’objet d’interdictions, comme cela a été fait pour les pailles en plastique ou les sacs à usage unique. En France, plusieurs municipalités ont déjà franchi le pas. Par exemple, en 2024, la commune de Saint-Laurent-sur-Mer a institué une réglementation interdisant leur vente et leur usage.

Au niveau international, la question a aussi été abordée lors de négociations globales. En août dernier, à Genève, les représentants mondiaux se sont réunis pour élaborer un traité international sur la gestion des déchets plastiques, le « Traité sur les plastiques de l’ONU ». Bien que la version initiale du projet de loi ne concerne que les filtres en plastique, la discussion porte également sur l’interdiction de tous les autres types de filtres, notamment ceux prétendument « écologiques », qui restent néanmoins nocifs.

Interdire totalement les filtres de cigarettes permettrait non seulement de résoudre un problème environnemental majeur, mais aurait aussi un effet inattendu : cela pourrait contribuer à réduire le nombre de fumeurs. En effet, les cigarettes naturelles ou sans filtres sont généralement perçues comme plus fortes et moins agréables, ce qui peut dissuader certains de s’y mettre. Plusieurs experts estiment qu’un tel avertissement pourrait contribuer à une baisse du tabagisme, tout en améliorant l’état de notre environnement.

Article pensé et écrit par :
Avatar de Jerry Guirault
Laisser un commentaire

15 + 5 =