Nanoanticorpi di alpaca contro l’herpes : una svolta nella prevenzione delle infezioni herpes

Un anticorps dérivé des alpacas, bien plus petit que les anticorps traditionnels, est capable de neutraliser une protéine que le virus de l’herpès simplex (HSV, herpes simplex virus) utilise pour infecter les cellules. Cette découverte, publiée dans la revue Nature, pourrait ouvrir la voie au développement de traitements visant à lutter contre les formes latentes de l’infection à l’herpès, qui peuvent se réveiller périodiquement avec de nouveaux symptômes. À l’heure actuelle, aucun médicament ne permet d’éliminer complètement l’herpès ni de prévenir ses complications neurologiques potentielles.

Quel lien entre les alpacas et l’herpès ?

Depuis quelques années, les camelidés comme les alpacas (Vicugna pacos) font l’objet d’études approfondies par les immunologistes : leurs anticorps possèdent une structure plus simple que ceux des humains, ce qui leur confère une capacité accrue à atteindre des cibles souvent inaccessibles aux anticorps traditionnels. En outre, ces anticorps sont plus légers, plus stables, plus faciles à produire et à administrer. C’est pourquoi ils ont été testés dans des démarches thérapeutiques contre le SARS-CoV-2, ou encore comme un soutien complémentaire pour favoriser l’action des cellules CAR-T dans la lutte contre certains cancers solides.

Une protéine changeante

Pour infecter les cellules hôtes, le virus de l’herpès simplex se fixe à leur membrane extérieure puis fusionne avec elle pour y libérer son matériel génétique. Ce processus repose sur une protéine appelée la glycoprotéine B, qui, au moment du fusionnement, change de forme : cette transformation « last minute », qui cache et rend inaccessible nombre de régions de la protéine, explique en partie pourquoi il n’existe pas encore d’antiviraux totalement efficaces contre l’herpès. La difficulté à cibler cette protéine en pleine mutation complique considérablement la conception de traitements capables de bloquer la virusation.

La fusion empêchée

Une équipe de chercheurs allemands, dirigée par l’Institut Leibniz pour la Virologie de Hambourg, a déterminé la structure précise de la glycoprotéine B en utilisant la technique de la cryo-microscopie électronique. Cette méthode de pointe permet d’observer en détail les structures protéiques en état de fusion, en capturant la protéine au moment exact où elle se prépare à fusionner avec la membrane cellulaire.

Les scientifiques ont ensuite injecté une solution contenant la glycoprotéine B dans un alpaca, puis isolé les nanoanticorps produits par l’animal en réponse à ce vaccin. Parmi ces nanoanticorps, ils ont repéré celui présentant l’effet neutralisant le plus marqué, capable d’inhiber la glycoprotéine B même en très faibles concentrations. Ce nanoanticorps se lie à la protéine dans sa forme de fusion et bloque toute transformation supplémentaire, empêchant ainsi la virulente étape de fusion entre la membrane du virus et la cellule hôte. Grâce à cela, il neutralise la capacité du virus à infecter de nouvelles cellules.

Une nouvelle voie pour prévenir les réactivations

Les chercheurs envisagent un avenir où ces nanoanticorps pourraient être utilisés pour prévenir les réactivations de l’herpès chez les personnes porteuses du virus dans une forme latente. En administrant ce type d’anticorps, il serait possible d’interférer au tout dernier instant avec la capacité du virus à fusionner et à pénétrer dans les cellules, même si l’infection est déjà présente en sommeil dans le corps.

Les populations les plus vulnérables à ce type de prévention seraient notamment celles dont le système immunitaire est affaibli : les nouveau-nés, les personnes atteintes de cancer ou de VIH, celles souffrant de maladies auto-immunes ou en attente de greffe, ainsi que les femmes enceintes. Ces groupes risquent davantage de développer des complications graves en cas de réactivation de l’herpès, rendant cette technologie prometteuse pour leur protection future.

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