Myopie chez les enfants : stratégies simples de prévention

Dialyse de l’alimentation au sommeil, il existe quelques habitudes simples à mettre en œuvre qui aident à prévenir ou retarder l’apparition de la myopie chez les tout-petits.

La myopie, déjà aujourd’hui le défaut visuel le plus répandu, concernera vers 2050 environ la moitié de la population mondiale : selon l’OMS, à cette date, près d’un milliard de personnes seront atteintes de myopie grave (c’est‑à‑dire supérieure à 6 dioptries). Une synthèse des études publiées sur ce sujet au cours des 25 dernières années met désormais en lumière quelques précautions simples pour prévenir la myopie chez les nouvelles générations.

Selon l’analyse, publiée dans la revue scientifique Clinical and Experimental Optometry, il est important de communiquer que la myopie n’est pas seulement une condition à corriger lorsque l’on l’a déjà, mais aussi quelque chose qui peut être évité ou retardé grâce à une information adaptée et à de petits changements dans le mode de vie.

Sortir pour jouer : c’est l’ophtalmologiste qui l’a dit !

Environ 30 % des facteurs qui favorisent la myopie ont une origine génétique ; le reste de la prévention se joue donc sur des facteurs environnementaux, liés à la façon dont les enfants mangent, dorment et passent leurs loisirs. La lumière naturelle stimule la libération de dopamine dans la rétine, un neurotransmetteur qui réduit la progression de la myopie car il ralentit l’allongement du globe oculaire. Chez les personnes myopes, c’est précisément un globe oculaire trop allongé qui fait que la lumière qui pénètre dans l’œil par la cornée ne tombe pas sur la rétine mais devant elle, générant une image rétinienne floue et entravant la mise au point des objets lointains.

Veiller à ce que les enfants passent au moins deux heures par jour à l’extérieur aide à stimuler la libération de dopamine et offre un environnement visuel plus riche sur lequel poser le regard. Cette habitude peut retarder l’apparition de la myopie et prévenir ses formes les plus graves.

Non aux appareils collés aux yeux

Il est fondamental de réguler le temps que les enfants et les adolescents passent devant les écrans, en particulier les tablettes et les téléphones, qui sont tenus très près des yeux et qui servent souvent de « doudous numériques ». Pas d’écrans avant deux ans, une heure maximale d’écrans pour un usage récréatif entre 2 et 10 ans, avec des pauses fréquentes et à une distance minimale de 35-40 centimètres du visage (ces recommandations concernent les yeux : sur l’opportunité d’exposer les jeunes enfants à des activités passives devant les écrans, il existe une littérature scientifique évidente, et le verdict de la science est souvent celui qui est le plus « inconfortable » pour les parents).

Attention à l’alimentation

Une activité physique régulière et un nombre adéquat d’heures de sommeil figurent parmi les autres habitudes préventives, mais un aspect peut-être moins discuté concerne l’alimentation : les études les plus récentes mettent en évidence une association entre les processus inflammatoires et la myopie, en particulier dans les formes les plus graves.

Ainsi, un régime qui combat l’inflammation dès l’enfance, pauvre en sucres et en sel et équilibré, aide à prévenir les processus inflammatoires et, avec eux, la myopie. Par ailleurs, une alimentation saine éloigne le risque d’obésité, une autre condition qui peut aggraver la myopie.

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