Outils compensatoires pour les troubles spécifiques d’apprentissage (DSA) : quels outils choisir ?

La loi française relative aux troubles spécifiques des apprentissages (DSA) protège les personnes concernées et prévoit pour les élèves diagnostiqués avec ce trouble des mesures d’aménagement pédagogique et des outils compensatoires afin de faciliter au mieux les apprentissages à domicile et à l’école. Ces mesures permettent à l’élève de montrer l’étendue de son potentiel tout au long de son parcours scolaire.

Pour comprendre ce que sont les outils compensatoires et les mesures d’aménagement, il faut d’abord saisir ce que signifie une automatisation imparfaite, caractéristique commune des différents DSA. Essayons donc un petit expérience: essayez de déplacer le tiroir des couverts dans la cuisine. Probablement, après le déplacement, vous vous tromperez souvent et pour ouvrir le bon tiroir vous mettrez bien plus de temps que d’ordinaire, car il vous faudra réfléchir à vos gestes avant de les accomplir. Le déplacement entraîne en effet une perte d’automatisation et, par conséquent, un temps plus long pour réaliser l’action.

L’automatisme permet d’agir correctement, rapidement et sans déployer une attention particulière; dès lors, l’absence d’automatisme entraîne des erreurs, de la lenteur et une dépense de ressources. En d’autres termes, dans les DSA, ce qui est facile pour la majorité des enfants — comme décoder, écrire et effectuer des calculs — ne l’est pas pour les enfants atteints de dyslexie, dysgraphie, dysorthographie et dyscalculie. C’est pourquoi il existe la loi relative aux DSA qui reconnaît et protège ces personnes et qui affirme, dans l’un de ses passages: «Les élèves diagnostiqués avec un DSA ont droit à des dispositions dispensatives et compensatoires de souplesse pédagogique au cours des cycles d’enseignement et de formation».

Mais concrètement, qu’entendent-on par outils compensatoires? Et comment peuvent-ils être utiles? Quelles mesures d’aménagement sont prévues pour les enfants présentant un DSA ? Cet article répondra à toutes ces questions.

Outils compensatoires pour les DSA: une définition

Les outils compensatoires pour les DSA semblent apparaître vers 2004, à la suite d’une circulaire ministérielle largement citée qui les recensait. Et avant cela, qu’en était-il ? En fin de compte, personne n’a écrit une note ministérielle autorisant, par exemple, l’usage des lunettes en classe pour les élèves malvoyants. Et pourtant, lorsque l’on pense à un outil qui comble un trouble, les lunettes viennent immédiatement à l’esprit.

Dans ce sens, les lunettes correspondent à la définition d’outil compensatoire pour les élèves présentant un DSA que l’on trouve dans les lignes directrices de 2011: «Des outils didactiques et technologiques qui remplacent ou facilitent la prestation demandée dans l’habileté déficitaire». Cependant, cette définition ne saisit pas toute la complexité du fonctionnement de l’apprentissage, car dans l’apprentissage il n’existe pas de divisions nettes et donc aucun outil ne peut être considéré comme une panacée.

Alors, qu’entendent-on exactement par outils compensatoires ? On peut retenir une définition plus adaptée à la compréhension: «Tous les outils utiles pour rendre plus productive et plus aisée l’expression des propres potentialités» [1] ou, comme le précise le dictionnaire Treccani, «à but ou fonction de rétablir un équilibre, de compenser une différence». L’outil compensatoire permet donc d’atteindre un point d’équilibre où il est possible d’aborder une tâche ou une activité avec l’effort approprié et la durée adéquate.

À la lumière de ces définitions, il est facile d’admettre que l’utilisation d’une calculatrice pour accélérer les calculs peut être considérée comme un outil compensatoire. L’histoire démontre aussi que l’homme a inventé l’écriture pour garder une trace d’un nombre croissant d’informations que sa mémoire ne pouvait contenir et qui risquaient d’être oubliées. Dans ce sens, on peut considérer les livres comme un outil compensatoire, tout comme le stylo pour prendre des notes. Des outils qui fonctionnent pour beaucoup, mais pas pour tous. Pour ceux qui éprouvent des difficultés d’automatisation de l’écriture, le stylo-bille n’est pas le meilleur outil, mais peut l’être pour un ordinateur, par exemple.

En attendant la dimension scolaire, et en pensant à notre vie quotidienne, quels pourraient être les outils compensatoires? La machine à laver pourrait facilement en être un: elle est rapide, nous épargne de la fatigue et du temps, et elle donne un bon résultat. Ce sont là les trois éléments fondamentaux qui nous aident à cerner les caractéristiques des outils compensatoires.

Que sont les outils compensatoires pour les DSA ?

Pour les élèves présentant un DSA, des outils compensatoires liés à l’apprentissage et à l’étude sont prévus: ils permettent à l’élève d’égaliser une différence (une différence spécifique d’apprentissage) et de pouvoir apprendre en exprimant pleinement son potentiel réel.

Une première distinction utile lorsque l’on parle de mesures compensatoires est celle entre mesures spécifiques et fonctionnelles. Les mesures compensatoires spécifiques concernent des compétences instrumentales, comme la lecture, l’écriture (aspects orthographiques et graphie) et le calcul. Un exemple peut être la prise en charge vocale (lecture à voix haute par synthèse), la dactylographie, le correcteur orthographique et la calculatrice. Les mesures compensatoires fonctionnelles visent, elles, à soutenir des fonctions cognitives fragiles chez les enfants présentant un DSA, par exemple en appuyant la mémoire de travail et la mémoire procédurale à l’aide de cartes conceptuelles, de tables de multiplication, de tableaux de conjugaison ou de règles grammaticales.

Les points forts des outils dits «à haute technologie» tendent à compenser plus facilement les points faibles observés chez les enfants DSA. Ainsi, les atouts des personnes DSA (intelligence, styles d’apprentissage favorisant le raisonnement divergent, les supports visuels, auditifs et pratiques) se combinent-ils avec les outils technologiques avancés. Toutefois, il n’est pas garanti qu’un outil «à haute technologie» soit objectivement supérieur à un outil «non technologique».

L’efficacité et l’efficience de l’utilisation des technologies compensatives dépendent en effet des éléments suivants:

  • l’environnement;
  • le type de tâche;
  • les stratégies maîtrisées par l’utilisateur.

Dyslexie: quels outils compensatoires ?

Quand les lettres « dansent », il faut trouver un moyen alternatif d’accéder au texte via un autre canal que le seul décodeur visuel-verbal. Pour faciliter la lecture de l’élève, on peut recourir à des solutions comme des repères pour éviter l’afflux visuel, privilégier des caractères sans empattement (polices linéaires) et augmenter l’espacement entre les lignes; toutefois, ces astuces ne résolvent pas toujours la fatigue liée à un manque d’automatisation.

Dans les cas où ces solutions ne suffisent pas, on peut recourir à des stratégies qui permettent de saisir le sens global du texte, en utilisant des indices textuels et extratextuels (titres, mots en gras, images, encadrés, etc.), mais une lecture analytique reste nécessaire pour approfondir. Dans ce cadre, la modalité la plus adaptée peut passer par le canal auditif et pour y parvenir on peut employer un outil compensatoire précis: la synthèse vocale.

La synthèse vocale est l’application qui transforme le texte numérique en audio, en tentant d’imiter fidèlement une lecture humaine. Par rapport à la lecture d’un adulte, elle présente évidemment certains inconvénients: bien que les synthèses récentes soient agréables, elles ne parviennent pas totalement à restituer l’intonation d’un être humain et, surtout, lorsqu’on lit un texte, on l’explique souvent. Or, cet aspect explicatif par un adulte peut être très utile, mais il peut aussi constituer un risque: le jeune peut développer une dépendance et un sentiment de faible auto-efficacité qui le pousse à penser « j’y arrive uniquement grâce à… ».

L’utilisation de la synthèse vocale associée à un bon logiciel de gestion peut:

  • offrir un double canal d’accès au texte: visuel (verbal et non verbal) et auditif; de nombreux programmes proposent un effet « karaoké » pour suivre le texte;
  • faciliter une codification autonome;
  • proposer une lecture active permettant de revenir en arrière, de ralentir ou de faire répéter des passages.

L’usage de la synthèse vocale peut-il aggraver la décodage chez les dyslexiques? Les preuves scientifiques montrent que non, et que bien au contraire l’utilisation systématique de ce type d’outil compensatoire peut améliorer:

  • la vitesse de lecture;
  • la compréhension;
  • la concentration;
  • la motivation;
  • l’estime de soi.

Pour pouvoir utiliser la synthèse vocale, le texte doit être numérique, sélectionnable et copiable. Un moyen d’obtenir un tel texte est de numériser un livre imprimé à l’aide d’un scanner et d’un logiciel OCR (reconnaissance optique de caractères), qui convertit l’image obtenue en texte numérique.

Les éditeurs scolaires, à la suite d’une note ministérielle publiée en 2014, sont obligés de fournir les textes en format numérique ou mixte, ce qui a permis d’augmenter les outils pertinents, mais tous ne garantissent pas une accessibilité totale. De nombreux livres numériques intègrent la synthèse vocale ou des voix enregistrées, mais il faut vérifier l’accessibilité facile, la qualité de la voix, la possibilité de changer la vitesse et de démarrer la lecture n’importe où sur la page.

Pour la lecture de plaisir et non liée aux études, les livres audio et les livres parlés peuvent être très utiles. Les livres audio sont réalisés par des professionnels, tandis que les livres parlés sont enregistrés par des bénévoles qui prêtent leur voix pour l’enregistrement; la qualité et le rendu peuvent donc varier. Outre les livres audio produits par les éditeurs, il existe aussi de nombreux podcasts qui permettent d’écouter des histoires, des analyses et des enquêtes journalistiques. 

Comme pour la synthèse vocale, les études montrent qu’il n’existe pas d effets négatifs pour les personnes dyslexiques et que ce type d’activités peut permettre de:

  • améliorer la justesse de la lecture d’un extrait;
  • réduire la gêne scolaire et les problèmes émotionnels/comportementaux;
  • améliorer les performances scolaires, l’attitude/la motivation et l’engagement vis-à-vis de l’école.

Par ailleurs, dans la lecture à voix haute comme à la lecture silencieuse, les mêmes zones cérébrales s’activent, car la représentation sémantique du langage est indépendante du canal sensoriel par lequel l’information sémantique est reçue. Ce qui compte, ce n’est pas la manière dont on lit, mais le fait de lire.

Troubles de l’écriture: quels outils compensatoires ?

La dysgraphie, trouble de l’écriture caractérisé par une écriture peu fluide, inégale et souvent illisible, peut être complètement compensée si l’élève peut utiliser le clavier d’une tablette ou d’un ordinateur. D’autres outils compensatoires pour la dyslexie, comme des jeux pour favoriser une prise en main correcte des stylos et des feuilles à lignes ou avec espacement particulier, existent, mais ils sont moins efficaces que les outils à haute technologie.

Pour la dysorthographie — un déficit d’automatisation des mécanismes de conversion phonème-grafème qui mène à des erreurs d’orthographe fréquentes — les compensations ne suffisent pas toujours, et il est nécessaire de maintenir une certaine tolérance à l’erreur. On peut alors envisager des dispositifs avec traitement de texte dotés de prédiction orthographique, des correcteurs orthographiques, des suggestions orthographiques, et éventuellement des synthèses vocales pour le suivi des erreurs. Ces outils combinés peuvent favoriser l’auto-correction.

Pour prendre des notes, on peut recourir au livre papier, enregistrer, prendre des photos, utiliser des smartpens ou des applications qui permettent de synchroniser ce qui est écrit avec l’enregistrement. Il est important de sortir de l’idée qu’il n’existe qu’un seul moyen de prendre des notes: il faut partir des capacités de l’élève, comprendre son contexte de vie et évaluer quels outils sont les plus adaptés.

Outils compensatoires pour le domaine mathématique et scientifique

En adoptant la même approche que pour la lecture et l’écriture, il faut s’orienter vers le champ scientifique. Les outils compensatoires qui pourraient être utiles pour les matières scientifiques, en fonction des caractéristiques spécifiques de l’élève, incluent :

  • table des matières et/ou d’autres aides pour les tables;
  • ligne des nombres;
  • tableaux de formules, conversions de mesures et procédures;
  • calculatrice;
  • calculatrice sur ordinateur, idéalement vocale;
  • tableurs électroniques;
  • éditeur d’expressions;
  • OCR pour l’écriture mathématique;
  • logiciels avec reconnaissance vocale;
  • logiciels pour la géométrie dynamique;
  • modèles préétablis pour la résolution de problèmes;
  • vidéos de cours.

Même dans ce domaine, il n’existe pas pour l’instant d’outils compensatoires qui permettent de résoudre complètement les difficultés rencontrées par les enfants atteints de dyscalculie et d’autres DSA; il demeure donc nécessaire d’accepter une certaine tolérance à l’erreur.

Existe-t-il des mesures compensatoires pour l’étude et l’organisation ?

Les enfants atteints de DSA présentent souvent des faiblesses de mémoire de travail et de mémoire procédurale et peuvent donc rencontrer diverses difficultés dans l’étude et, plus largement, dans l’organisation de celle-ci. Pour remédier à ces difficultés, certains outils compensatoires peuvent être particulièrement utiles, tels que :

  • aides à la réorganisation des supports (chemises colorées, tableaux avec des index visuels, cahiers à anneaux divisés ou fiches cartonnées organisées par matière);
  • surligneurs et codes couleur;
  • ligne du temps;
  • agenda, de préférence électronique avec avertisseurs;
  • tableaux d’organisation;
  • cartes mentales;
  • bouton «rechercher» sur l’ordinateur.

Pour les élèves atteints de DSA, lire l’heure sur une horloge analogique peut s’avérer complexe; il peut donc être préférable d’utiliser une horloge numérique. Même avec cette solution, il peut être difficile de se repérer dans le temps; il est donc conseillé d’éviter les indications temporelles générales et de privilégier un horaire précis ou d’utiliser un minuteur.

La loi n° 170/2010 n’est plus la référence en France, mais se fonde sur les principes d’égalité des droits et d’accompagnement des personnes en situation de handicap. Dans le cadre français, les établissements scolaires ont l’obligation de garantir «l’introduction d’aides compensatoires, y compris des outils d’apprentissage alternatifs et des technologies de l’information, ainsi que des mesures d’aménagement non essentielles à la bonne maîtrise des concepts à apprendre» et de proposer des dispositions qui ne suppriment pas les contraintes cognitives, mais qui les équilibrent pour que l’élève puisse atteindre les objectifs prévus.

Quelles sont les mesures dispensatives ?

Le terme «dispensar» renvoie à des définitions qui nous éloignent de l’objectif visé dans le cadre des DSA. En effet, dans le dictionnaire on trouve des sens tels que «permits, exemption d’observation d’une obligation». C’est sans doute pourquoi les mesures dispensatives sont souvent perçues comme des dispenses.

En réalité, les mesures dispensatives servent à mettre sur la même ligne de départ des élèves qui, sans ces aménagements, partiraient des centaines de mètres derrière les autres. Il ne s’agit pas de facilitation, mais d’ajustements pédagogiques qui répondent aux particularités et au fonctionnement des élèves présentant un DSA afin de les mettre dans les mêmes conditions que leurs camarades. 

L’application des mesures dispensatives n’est donc pas une concession, mais une nécessité pour rééquilibrer les exigences scolaires.

Mesures dispensatives: lesquelles pour les DSA ?

Les lignes directrices rattachées au décret ministériel de 2011 expliquent en détail que les mesures dispensatives sont des interventions qui permettent à l’élève de ne pas réaliser certaines prestations particulièrement difficiles et qui n’améliorent pas l’apprentissage. Un excellent exemple est de dispenser un élève dyslexique de la lecture en classe; cet exercice pourrait causer du tort à l’élève et ne pas améliorer sa performance, alors que la décryptage demande plus d’effort et de temps que nécessaire pour la compréhension du texte, objectif premier de la lecture.

Autre mesure dispensative: prévoir un temps additionnel et/ou une réduction du volume de travail. Évidemment, chaque adaptation doit être calibrée sur les caractéristiques de l’élève, mais il est fondamental de rappeler que les lignes directrices prévoient: «Permettre à l’élève ou à l’étudiant avec un DSA de bénéficier d’un temps additionnel pour la passation d’une épreuve, ou de réaliser celle-ci sur un contenu substantiel mais réduit, trouve sa raison d’être dans le fait que le trouble mobilise davantage le temps de décodage des items par rapport à ses camarades».

Il est important d’élargir encore le concept exprimé par les lignes directrices, notamment en ce qui concerne l’assignation des devoirs à la maison, au regard des recherches sur le fonctionnement des enfants atteints de DSA. Ces enfants ont tendance à ne pas automatiser; la répétition destinée à améliorer la précision et la vitesse peut, dans ces cas, provoquer de la fatigue et augmenter le risque d’erreur.

Prenons un exemple: afin d’améliorer la compétence dans la résolution d’opérations, on peut attribuer dix exercices; l’objectif est d’accélérer la vitesse d’exécution. Un enfant diagnostiqué avec un DSA ne parviendra pas à atteindre cet objectif parce que ce type de tâche n’est pas efficace pour lui. Répéter la même activité n’aide pas à l’automatiser. Il sera donc plus efficace de n’en donner qu’une ou deux et de lui proposer de créer une grille compensatrice qui rappelle les règles nécessaires pour les résoudre. Cette mesure a pour but d’atteindre le même objectif que les autres élèves, mais par un chemin différent.

Comment décider de laisser plus de temps ou moins d’exercices? En pratique, accorder plus de temps ne garantit pas toujours une meilleure exécution de la tâche. Il peut arriver, par exemple, que l’élève, pour ne pas se sentir avantagé par rapport à ses camarades, remette le travail à plus tard ou que les résultats soient influencés par la fatigue et la distraction. Bien entendu, le choix d’une mesure plutôt qu’une autre doit toujours être décidé en concertation avec l’élève, en l’accompagnant dans un processus graduel de prise de conscience de ses propres caractéristiques.

Autres exemples de mesures dispensatives

Les élèves dysgraphiques et dysortographes, en plus de bénéficier de temps supplémentaire pour les évaluations écrites ou d’un volume d’exercices réduit, peuvent être dispensés de l’évaluation de la justesse de l’écriture; le contenu sera privilégié, et non la forme. Le cas échéant, on pourra compléter l’épreuve écrite par une épreuve orale sur les mêmes contenus.

De même, on ne peut pas évaluer les erreurs de calcul d’un élève dyscalculique, mais l’enseignant peut être invité à observer les types d’erreurs afin de proposer des interventions pédagogiques ciblées. Parmi les stratégies d’enseignement et d’apprentissage pour rendre les demandes plus adaptées et efficaces pour les élèves présentant un DSA, on peut aussi citer:

  • dispense de la rédaction rapide à la dictée, de l’usage du dictionnaire papier, de l’étude mnémotechnique (par exemple des tables de multiplication et des temps verbaux);
  • organiser des interrogations programmées;
  • favoriser les évaluations structurées telles que les choix multiples, vrai/faux, cloze (texte à compléter) en présence de troubles de l’écriture;
  • privilégier les interrogations orales.

Toutes les mesures jugées utiles, après observation de l’élève, évaluation diagnostique et concertation avec les parents, sont consignées dans un document appelé Projet Personnalisé de Scolarisation (PPS), mis à jour annuellement au cours du trimestre initial de chaque année scolaire, dont nous avons parlé dans cet article.

Réflexions finales

En cherchant l’étui adapté, lorsque nous tentons d’ouvrir le bon tiroir pour trouver un outil compensatoire que nous utilisons au quotidien, il faut préciser que l’usage des mesures compensatoires et dispensatives n’est pas immédiat et que ces dispositifs peuvent évoluer au fil du temps.

Apprendre à étudier pour une personne avec un DSA signifie nécessairement prendre conscience de ses points forts et de ses faiblesses, afin de pouvoir choisir des outils et des stratégies fonctionnels.

Les outils compensatoires et les mesures dispensatives n’effacent pas totalement les difficultés, mais ils peuvent conduire à la réussite des apprentissages. Il ne s’agit donc pas de l’équation: sujet DSA + outil compensatoire = personne sans DSA. Il faut un aménagement tant du côté de l’enfant que de l’environnement: les outils compensatoires jouent le rôle de médiateurs, des moyens pour lesquels un engagement réciproque est essentiel, aussi bien des parents que des enseignants.

Article pensé et écrit par :
Avatar de Julie Ménard
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