Pêche durable : définition, avantages et différents types pour préserver nos océans

La pêche durable en France représente une pratique artisanale à petite échelle qui vise à garantir une meilleure productivité à long terme tout en protégeant les ressources halieutiques. Elle contribue également au maintien de la santé des écosystèmes marins, à la réduction des émissions de gaz à effet de serre et de la pollution, à la création d’emplois et à la lutte contre la pauvreté. Si vous souhaitez en savoir davantage sur ce qu’est la pêche durable, ses bénéfices et ses différentes formes, ne manquez pas cet article instructif de EcologieFrance.

Qu’est-ce que la pêche durable ?

La pêche durable désigne une approche qui cherche à gérer et préserver les ressources halieutiques afin d’éviter leur surexploitation et d’assurer une reconstitution efficace des populations de poissons, garantissant leur conservation et leur disponibilité pour les générations futures. Elle peut également être définie comme une activité stratégique qui stimule le développement économique national et améliore le niveau de vie des pêcheurs et de leurs communautés.

Contrairement aux méthodes de pêche classiques, la pêche durable se pratique de manière artisanale et à petite échelle, assurant ainsi une meilleure productivité à long terme tout en créant de nombreux emplois pour ceux qui en font leur moyen de subsistance. Il est important de souligner que cette démarche nécessite un soutien de la part des gouvernements et des organisations internationales, notamment parce que, dans de nombreuses petites zones de pêche situées en développement, la pénurie de données, d’informations et de ressources, ainsi que l’absence de supervision étatique, peuvent freiner l’adoption de ces pratiques. Saviez-vous qu’en gérant de manière durable les pêcheries mondiales, il serait possible de pêcher chaque année 16 millions de tonnes supplémentaires de poissons et crustacés ?

Pêche durable : qu’est-ce que c’est, ses bénéfices et ses types

Les avantages de la pêche durable

  • Protection de la faune marine : la pêche durable respecte le rythme de reproduction des poissons pour préserver la santé des écosystèmes marins et assurer la survie des espèces les plus vulnérables.
  • Utilisation de méthodes sélectives : en adoptant des techniques alternatives à la pêche conventionnelle, elle évite la capture accidentelle d’espèces menacées ou sans une grande valeur commerciale.
  • Réduction des émissions de gaz à effet de serre : le poisson et les crustacés ont une empreinte carbone nettement inférieure à d’autres sources de protéines animales, car il ne faut qu’environ 2% du CO2 nécessaire pour produire un kilogramme de viande rouge pour capturer un kilo de poisson.
  • Diminution du gaspillage : la pêche durable optimise l’utilisation de toute la ressource, par exemple en valorisant les poissons morts pour la fabrication de farine, ce qui limite les pertes.
  • Réduction de la pollution : elle génère moins de déchets, consomme moins d’énergie et utilise moins de produits chimiques.
  • Promotion des zones protégées : cette approche encourage la création d’aires marines protégées (AMP), où les activités de pêche sont réglementées. Ces zones jouent un rôle essentiel dans la conservation des habitats, la protection des espèces en danger et la reproduction des poissons. Les AMP augmentent également la biomasse piscicole, ce qui profite aux zones environnantes et contribue à la santé globale des écosystèmes marins.
  • Réduction de la pauvreté : la pêche artisanale génère de nombreux emplois locaux, notamment dans les zones rurales dont le principal revenu provient de l’exploitation des ressources halieutiques. Elle participe aussi aux recettes d’exportation, aidant ainsi l’économie locale à se développer.

Les différentes formes de pêche durable

  • Le palangre : cette technique consiste en une longue ligne principale à partir de laquelle sont accrochées de petites lignes secondaires appelées reinales, chacune munie d’un hameçon. Elle est particulièrement efficace pour capturer des espèces pélagiques comme le poisson-scie, le marlin ou la espadon, notamment en zones où ces espèces migrent.
  • Les nasses ou pièges : cette pêche passive, traditionnelle et à faible impact écologique consiste à placer des pièges pour capturer crustacés, mollusques et céphalopodes. Ces pièges attirent la faune marine grâce à des appâts, et lorsqu’un organisme entre à l’intérieur, il s’y retrouve piégé.
  • La pêche à la canne et à l’hameçon : cette méthode, plus sélective, se pratique à l’aide d’une canne équipée d’un hameçon, permettant une bonne sélection des poissons capturés tout en limitant les captures accidentelles.

Pêche durable : qu’est-ce que c’est, ses bénéfices et ses types

La surpêche ou surexploitation

Au cours des 30 dernières années, la consommation de poisson a connu une croissance importante, soutenue par une demande mondiale sans précédent. Cette demande accrue, combinée à une gestion souvent déficiente des zones de pêche et à une pêche intensive, a engendré une surexploitation de nombreuses populations de poissons. Bien que les organismes de gestion régionaux surveillent les eaux internationales, leurs réglementations ne s’appliquent qu’aux bateaux des pays membres.

Le manque de gouvernance efficace, particulièrement dans les pays disposant de ressources limitées, ainsi que la pêche illégale, non déclarée et non réglementée (INN), ont gravement impacté les ressources marines, notamment pour les pêcheries artisanales dans les pays en développement. Cette surpêche a endommagé les écosystèmes marins tout en aggravant les inégalités sociales et la malnutrition dans ces régions, où plus de 80 % du poisson mondial est produit mais rarement distribué équitablement.

La pêche durable apparaît comme une alternative viable pour éviter la dégradation de nos océans. Elle est essentielle pour préserver la santé des eaux et assurer un avenir équitable pour toutes les communautés dépendantes des ressources marines.

Si vous souhaitez approfondir le sujet, nous vous recommandons de lire cet article sur la Surpêche : ses causes, ses enjeux et ses solutions.

Pour continuer à explorer des thèmes similaires, n’hésitez pas à consulter notre catégorie dédiée à l’environnement et à la préservation marine.

Références bibliographiques
  • Galarza, E., & Kámiche Zegarra, J. N. (2014). Pesca artesanal : une opportunité pour le développement.
  • Galli, O. (2007). Pêche durable et souveraineté alimentaire. Ecologie politique (32), 21-30.
  • Marine Stewardship Council. Perspectives du MSC. Pêche durable, meilleure efficacité des pêcheries et approvisionnement mondial en aliments. Disponible sur : https://www.msc.org/docs/default-source/es-files/notas-de-prensa-completas/msc_insights_espanol.pdf
Article pensé et écrit par :
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