Votre chien est-il malade ? Signes invisibles que tout propriétaire doit connaître

« Moi et mon chien nous entendons sans nous parler« . « Il suffit d’un regard et je comprends tout de lui« . « C’est comme si nous nous lisions dans nos pensées« . Combien de fois avez-vous entendu (ou prononcé) ces phrases ? Bien sûr, elles reposent sur une base scientifique: il est vrai que les chiens savent lire nos expressions faciales, faire preuve d’empathie et reconnaître quand nous souffrons.

Mais est-ce aussi le cas dans l’autre sens ? C’est-à-dire : nous, les humains, sommes-nous aussi doués pour « lire » les expressions d’un chien ? Selon une étude publiée dans PLOS One, la réponse est « non », ou du moins « pas aussi bien que nous le pensons ».

L’étude : les non-propriétaires battent les cynophiles

L’équipe de l’université d’Utrecht qui a mené l’étude a recruté 530 propriétaires de chiens et 117 personnes sans animaux. À ces deux groupes, on a présenté 17 comportements canins différents et on leur a demandé d’évaluer la probabilité que chacun d’eux soit un indicateur de douleur. Ce que les participants ignoraient, c’était que les 17 comportements pouvaient tous être associés à une forme de douleur chez le chien.

Les comportements les plus évidents (lever une patte avec hésitation, baisser l’activité, un changement net dans le comportement) ont été correctement évalués aussi bien par ceux qui attendaient un chien à la maison que par ceux qui n’avaient jamais eu d’expérience avec des chiens.

Cependant, les deux groupes ont eu du mal avec les signaux les moins clairs: un bâillement en trop, une léchade excessive sur le nez, un battement de cils particulièrement rapide… Paradoxalement, ceux qui n’ont pas de chien se sont approchés plus souvent de la réponse correcte, alors que les cynophiles ont donné l’impression de ne pas vraiment savoir lire leur propre animal, ou d’ajouter trop de gestes qu’ils tenaient pour acquis.

L’expérience aide, mais attention à l’habitude

Un autre résultat intéressant, aussi prévisible soit-il, ressort de l’étude : ceux qui ont eu une expérience directe avec un animal malade rencontrent moins de difficultés pour reconnaître les signes de sa souffrance, même ceux qui sont les moins évidents ; et aussi que celui qui a un chien connaît, mieux que celui qui n’en a pas, les indices les plus nets d’un animal qui souffre, notamment ceux liés à des changements de mobilité.

En somme, vivre avec un quadrupède enseigne assurément quelque chose, mais le risque est de se contenter et de ne pas accorder d’importance même aux signaux les plus timides.

L’étude invite à approfondir le langage corporel des chiens et à prêter attention à des détails qui sont souvent ignorés (de la réactivité soudaine face à des sons forts aux changements de pelage).

Et aussi à ne rien prendre pour acquis.

Article pensé et écrit par :
Avatar de Jerry Guirault
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