En France, les animaux domestiques sont de plus en plus présents: selon les dernières données, près d’une famille sur deux cohabite avec au moins un animal. On parle de plus de 20 à 25 millions d’animaux qui sont devenus une partie intégrante de nos vies, dans une cohabitation qui se fait à la fois plus serrée mais aussi plus complexe.
À partir de là commence l’épisode hebdomadaire de Prisma, le pourquoi des choses, disponible sur Spotify, YouTube et toutes les plateformes de streaming, où Chiara Grasso, éthologue et experte du bien-être animal, nous explique les fondements de la co-évolution entre l’homme et l’animal et les nouveautés sur les changements issus de la domestication que la science continue d’observer chez nos compagnons.
Non seulement compagnons : la co-évolution entre les humains et les animaux est encore en cours
Non seulement compagnons : la co-évolution entre les humains et les animaux est encore en cours
Vivre avec le compagnon humain pour un chien, un chat, un canari, un hamster, signifie s’adapter souvent à des délais, des attentes et des environnements qui ne coïncident pas nécessairement avec leurs besoins. La question devient ainsi de plus en plus inévitable: que se passe-t-il lorsque la relation entre humains et animaux s’intensifie autant ? Et surtout, de quelle manière modifions-nous nos animaux, souvent sans s’en rendre compte ?
Cane in borsetta, troppi gatti in casa: perché l’amore non basta
Porter un chien en sac à main, faire cohabiter dix chats, adopter un lapin, remplir leurs journées de stimulations ou, au contraire, les protéger de toute frustration: ce sont des comportements courants mais non neutres d’un point de vue biologique.
Chiara Grasso explique comment la recherche sur le comportement et le bien-être animal continue de démontrer que certaines choix peuvent modifier l’activité motrice et les réponses cognitives des animaux que nous aimons, avec des effets mesurables sur la santé à long terme. Le même raisonnement s’applique aussi à un thème central tel que la longévité: jusqu’où faut-il prolonger la vie de nos animaux pour obtenir un bénéfice mesurable, et à quel coût pour la qualité de vie de l’animal ?