La NASA tente une mission spatiale désespérée : le plan pour sauver le télescope Swift en chute libre

Le télescope spatial Swift chute lentement vers la Terre. Le plan de la NASA est d’envoyer une sonde spatiale robotisée pour réaliser un attelage record jamais tenté auparavant.

Il y a un observatoire spatial qui chute lentement vers la Terre et la NASA a mis en marche une course contre le temps pour l’empêcher de rater sa destination. D’ici la fin du mois sera lancée une sonde spatiale robotisée avec une mission inédite sur un satellite scientifique: l’attacher et le propulser vers une orbite plus élevée.

La cible est le Neil Gehrels Swift Observatory, un télescope actif depuis 22 ans qui risque de rentrer dans l’atmosphère terrestre d’ici la fin de 2026.

Perde quota più velocemente del previsto

Attacher et corriger l’orbite d’un satellite scientifique n’avait jamais été tenté auparavant. Mais pour la communauté astronomique, Swift — capable de détecter des sursauts gamma, des rayons X et des radiations ultraviolettes produites par des étoiles explosant et d’autres phénomènes cosmiques violents — vaut le risque. Lorsque, en 2024, les techniciens ont constaté que le télescope perdait de l’altitude plus rapidement que prévu, la NASA a confié à la jeune pousse Katalyst Space Technologies la mission de concevoir et de fabriquer un véhicule de secours en moins d’un an.

Lancé en 2004 à 600 kilomètres d’altitude, Swift est progressivement descendu jusqu’aux 370 kilomètres actuels. L’agence espérait le maintenir en orbite jusqu’au début des années 2030, mais le dernier pic du cycle décennal d’activité solaire s’est révélé plus intense, réchauffant et dilatant l’atmosphère terrestre et augmentant la traînée sur les engins en orbite basse.

Le résultat: la survie de Swift ne se mesure plus en années mais en mois. En février, la NASA a déjà suspendu les activités scientifiques du télescope afin de réduire la traînée et de freiner le déclin orbital.

Tempi da record

En septembre 2025, la NASA a confié à Katalyst un contrat de 30 millions de dollars. À peine sept mois plus tard — une vitesse de développement quasi sans précédent pour l’agence — la start‑up a livré au Goddard Space Flight Center un véhicule de secours complet et testé. Il porte le nom de LINK: 400 kilogrammes de masse, aussi volumineux qu’un réfrigérateur, déjà prêt pour un lancement sur un Pegasus XL lancé par avion depuis l’atoll de Kwajalein, dans le Pacifique.

Une fois en orbite, LINK mettra une à deux semaines pour atteindre son objectif, en photographiant Swift sous plusieurs angles afin de permettre aux contrôleurs au sol d’évaluer d’éventuels dommages causés par des débris ou des micrométéorites avant de planifier la manœuvre finale. Avec trois bras robotiques, il saisira Swift et, sur une période de six semaines, le ramènera progressivement jusqu’à 600 kilomètres d’altitude en utilisant les propulseurs à bord, avant de le relâcher.

Più di un semplice salvataggio

Pour la NASA, la mise en jeu dépasse Swift. Si l’opération réussissait, elle démontrerait qu’il est possible d’étendre la durée de vie opérationnelle d’autres engins spatiaux grâce à des poussées orbitales, un ravitaillement en carburant ou des réparations.

Un exemple concret: le télescope Hubble, qui était autrefois régulièrement réhaussé par les missions de la navette spatiale, glisse vers la Terre et pourrait rentrer dans l’atmosphère dans les dix à vingt prochaines années. La NASA a déjà écarté une nouvelle intervention avec équipage humain, mais une poussée robotique demeure une option crédible.

Pourquoi Swift è insostituibile

Swift a été conçu pour étudier les sursts gamma, des émissions de rayonnement haute énergie extrêmement brèves mais intenses provenant de l’espace profond. Son instrument dédié à la surveillance scrute en permanence un sixième du ciel et, lorsqu’il repère un sursaut, peut orienter les télescopes à rayons X et ultraviolets vers la source en moins de deux minutes, une donnée clé pour en identifier l’origine.

En moyenne, le télescope reçoit environ cinq demandes par jour d’autres observatoires, terrestres ou spatiaux, pour approfondir des événements nouvellement détectés. Au cours de sa mission, Swift a contribué à démontrer que la plupart des sursauts gamma proviennent de l’effondrement d’étoiles massives en supernovas et a aidé à révéler que les sursauts les plus courts et rares résultent de la fusion d’étoiles à neutrons. En 2022, il a également participé à la découverte du sursaut gamma le plus puissant jamais enregistré, connu sous le nom BOAT, le plus lumineux de tous les temps.

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