Les gorilles des montagnes figurent parmi les primates les plus rares au monde : l’une des deux sous-espèces du gorille de l’Est et ils vivent entre l’Ouganda et la République démocratique du Congo, pour un total de un peu plus de 1 000 individus restants.
C’est pourquoi la nouvelle qui provient du Parc national des Virunga est particulièrement importante : 2026 a débuté pour la population de gorilles vivant dans le parc congolais par un événement rarissime – la naissance d’une paire de jumeaux.
Les gorilles des Virunga. Il existe deux populations distinctes de gorilles des montagnes : l’une, celle dont nous parlons, se trouve dans les Virunga, une chaîne montagneuse d’origine volcanique qui se situe à la frontière entre l’Ouganda et la République démocratique du Congo, tandis que l’autre vit toujours en Ouganda, mais dans le Parc national des forêts impénétrables de Bwindi (et est considérée par certains primatologues comme une autre sous-espèce distincte, mais pas encore décrite). La majeure partie de la population des Virunga réside dans le parc éponyme, un gigantesque (7 800 km2 de superficie) assemblage de paysages et d’écosystèmes différents qui est considéré comme l’un des hauts lieux de la biodiversité en Afrique.
De grandes familles. Parmi les 218 espèces de mammifères (aux côtés de 706 espèces d’oiseaux, 109 reptiles et 78 amphibiens) qui vivent dans le parc, trois appartiennent aux primates, et le gorille des montagnes en fait partie. Sa population dans le parc est répartie en grandes familles, la plus importante desquelles est la famille Bageni : Mafuko, la femelle qui a donné naissance aux deux jumeaux, appartient justement à ce groupe, composé à ce jour d’un total de 59 exemplaires.
Jumeaux rarissimes. Les deux jumeaux du gorille des montagnes représentent une rareté parmi les primates : chez les humains, par exemple, on assiste à une naissance gémellaire dans environ 3 % des cas dans le monde, et le pourcentage est encore plus faible lorsqu’il s’agit des gorilles. Il faut aussi dire que Mafuko, la mère chanceuse, est une habituée des naissances multiples : déjà en 2016, elle avait donné naissance à deux jumeaux, qui malheureusement sont morts au bout d’une semaine.
Les nouveau-nés, quant à eux, semblent se porter très bien pour l’instant : une excellente nouvelle pour les gorilles des montagnes des Virunga, et une autre démonstration que le parc – qui avait déjà réintroduit en 2025 quatre individus qui avaient été capturés par des braconniers – est essentiel pour protéger ce primate rarissime… et peut-être aussi pour le faire prospérer à nouveau.