Pourquoi le cerveau se bloque sous le stress ? Réponse en direct de la science

Durante un esame il cervello sembra inceppato? È normale e dipende da una « défaillance » dell’ippocampo, mostrata in diretta da uno studio.

C’est un regret courant, lorsque l’adrénaline d’un examen ou d’un entretien d’embauche commence à retomber : « pourquoi je n’ai pas pensé à ce lien ? »

Dans les situations de stress intense, le cerveau semble moins efficace pour effectuer des inférences, c’est-à-dire déduire de nouvelles conclusions à partir d’indices et d’informations apprises auparavant. D’une manière ou d’une autre, nous en avons tous fait l’expérience, mais désormais un groupe de scientifiques a observé en direct le processus à la base de ce « point faible ». Leurs découvertes ont été publiées dans Science Advances.

Le « super-pouvoir » de l’intégration : comment l’esprit relie les indices (quand il est calme)

Pour relier des morceaux d’informations préexistants à de nouveaux éléments, récemment appris, le cerveau réalise un processus cognitif appelé intégration. Un exemple ? Vous pourriez vous rappeler que votre ami aime les parapluies de couleurs vives, et voir un parapluie jaune vif à l’entrée du restaurant où vous vous retrouvez habituellement : l’intégration entre ces deux faits pourrait amener votre cerveau à déduire que votre ami est arrivé au rendez-vous avant vous et vous attend à la table.

Essentiel, pour le processus d’intégration, est l’hippocampe, une structure cérébrale très importante pour la mémoire, mais aussi particulièrement sensible au stress.

Il test du colloque: que se passe-t-il dans la mémoire lorsque l’adrénaline monte

Un groupe de scientifiques de l’Université d’Hambourg, en Allemagne, a soumis 121 participants à différentes tâches de mémoire, perturbées par une situation de stress. Dans une première session, les volontaires ont dû mémoriser des couples d’images, où divers animaux étaient associés à l’image d’un visage ou à un lieu.

Le jour suivant, la moitié des participants a dû subir une simulation d’un entretien d’embauche, lors de laquelle on leur demandait de défendre leur aptitude pour un poste donné; à ce stress s’ajoutaient certaines tâches mathématiques complexes que les volontaires devaient effectuer. Les membres du deuxième groupe ont, eux, pu soutenir un bref discours sur un sujet de choix et effectuer une tâche mathématique simple.

A ce stade, les participants plus ou moins stressés ont dû observer une autre série de couples d’images, dans lesquels un animal était associé à une forme géométrique tridimensionnelle.

Après cette étape intermédiaire, tous les sujets ont été amenés à utiliser leur cerveau pour une tâche d’intuition : en regardant les figures géométriques 3D vues peu auparavant, ils devaient dire à quel lieu ou à quel visage ils étaient le plus probablement associés. Le passage à reconstruire était celui de la figure animale intermédiaire : par exemple, si, lors de la première tâche, ils avaient vu l’image d’un chat associée à une forêt, et lors de la deuxième un chat associé à un cube, alors l’intuition à faire était : cube-forêt.

Sous résonance magnétique: la partie du cerveau qui s’éteint à cause de l’angoisse

Les tâches de mémoire ont été suivies en direct grâce à l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf), un examen d’imagerie cérébrale qui montre en temps réel l’activité du cerveau. Des animaux, des figures de visages ou de lieux et des figures géométriques activaient trois zones différentes de l’hippocampe. Lorsque les participants du groupe soumis à un stress regardaient l’image de la figure en 3D associée à des visages ou des lieux, la zone hippocampique relative aux visages ou lieux s’activait plus faiblement.

Sous stress, l’inférence entre les figures géométriques et les visages ou lieux liés n’était pas correctement réalisée, car dans leur cerveau ne réapparaissait pas le morceau de mémoire antérieur, celui relatif aux animaux qui aurait pourtant facilité l’association.

L’examen par IRM s’est avéré particulièrement sensible pour saisir cette difficulté, moins évident dans le comportement des participants qui, même sous stress, parvenaient à relier les deux éléments sans gros problèmes.

La prochaine étape sera d’étudier des expériences qui apportent une meilleure compréhension de l’origine de ce stress et qui donnent suggestions sur la manière d’en contrer les effets. En attendant, ceux qui doivent préparer un examen peuvent jeter un coup d’œil à ces astuces scientifiques pour étudier de manière plus efficace.

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