On l’apprend probablement déjà à l’école primaire : les chevaux et les ânes peuvent s’accoupler et se reproduire. Si la jument est femelle, naîtra un mulet, si en revanche c’est le mâle, un bardot. Aucun des deux n’est capable de se reproduire, étant le produit de l’accouplement entre deux espèces différentes. Cependant… ce n’est pas toujours le cas. Presque, du moins; mais entre le XVIe siècle et aujourd’hui il y a une soixantaine de cas documentés de mulets qui se sont reproduits, le dernier desquels très récent. Comment est-ce possible?
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Exceptionnels et irrépétables
Il y a une raison pour laquelle la question de la reproduction des mulets nous intrigue autant : ce sont des animaux extraordinaires. « Créés » pour la première fois en Anatolie vers 1000 av. J.-C., moins d’un millénaire après l’arrivée des ânes dans la région, les mulets se révélèrent tout de suite comme le meilleur des deux mondes, pour ainsi dire : ils possèdent la force des chevaux et la résilience des ânes, dans ce que les vétérinaires appellent le « vigueur hybride », ils vivent plus longtemps que les chevaux, nécessitent moins de nourriture et savent traverser des terrains dangereux. De plus, les mulets résistent mieux que les chevaux et les ânes au soleil et à la pluie.
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I tentativi di far riprodurre i muli tra loro, però, che vanno avanti fin da quando abbiamo ibridato asini e cavalli, sono sempre andati male, per ragioni genetiche e non solo. Se infatti è vero che asini e cavallo hanno un antenato comune, Dinohippus, è anche vero che da allora si sono allontanati parecchio dal punto di vista evolutivo, tanto che, per esempio, gli asini sono più vicini alle zebre che ai cavalli.
Inoltre, un cavallo ha 64 cromosomi, quindi 32 coppie, mentre un asino 62, 31 coppie: come risultato, i muli ne hanno 63 – 31 coppie e un cromosoma extra, che disturba la meiosi e rende impossibile la produzione di uova e spermatozoi.
Une sur dix milliards y arrive
Impossibile ou presque : en 1984, après l’une des naissances de mulets les plus rares documentées scientifiquement, le généticien Oliver Ryder estimait que les chances de naître d’un poulain mulet étaient inférieures à une sur dix milliards. Une combinaison qui, entre anecdotes et cas effectivement documentés, s’est produite environ soixante fois au cours des cinq derniers siècles.
Le problème n’est donc pas que la reproduction des mulets soit impossible : il existe de très rares cas où les obstacles génétiques liés à leur nature hybride sont surmontés.
Le problème est qu’ils restent extrêmement rares, et pour le moment imprévisibles : les mulets demeurent des animaux exceptionnels que nous savons créer mais dont nous ignorons encore comment les faire se reproduire.