Le premier trapianto di rene risale al 1954: il medicò ricevette il premio Nobel. Mentre l’ultimo è un trapianto di vescica eseguito nel 2025.
Aujourd’hui, remplacer un rein ou un foie est considéré comme une intervention délicate mais presque routinière, et pourtant le chemin parcouru pour atteindre ces résultats a été complexe et semé d’obstacles. En effet, les techniques de remplacement d’organes et de tissus constituent des avancées relativement récentes de la médecine : parcourons ensemble les jalons qui ont marqué l’histoire des greffes.
1954: rein
Le 23 décembre 1954, à Boston dans le Massachusetts (États‑Unis), le docteur Joseph Murray réalisa le tout premier transplantation rénale entre jumeaux homozygotes, une approche qui évita les problèmes de rejet immunitaire.
Cette opération bouleversa la médecine des greffes: le patient survécut huit ans après l’intervention, un succès extraordinaire qui valut au médecin américain le prix Nobel de Médecine en 1990.
Poumon: 1963
Le 11 juin 1963, à Jackson, Mississippi (États‑Unis), le chirurgien James Hardy réalisa le premier transplant pulmonaire. Le patient était un condamné à mort en état terminal et survécut seulement 18 jours. Cela dit, l’opération ouvrit la voie à des techniques plus avancées. Il faudra attendre le 7 novembre 1983, avec le travail du docteur Joel Cooper à Toronto, pour obtenir les premiers résultats durables.
Foie: 1963
Le premier transplantation de foie fut réalisée le 1er mars 1963 à Denver, dans le Colorado (États‑Unis), par Thomas Starzl, un pionnier du domaine qui, malgré un premier échec, ne se découragea pas et poursuivit ses travaux. L’intervention échoua initialement, mais le médecin persévéra et perfectionna la technique jusqu’à ce que, dans les années 80, l’apparition des immunosuppresseurs fasse de ces procédures des pratiques de routine, sauvant de nombreuses vies.
Pancréas: 1966
Le 17 décembre 1966, à Minneapolis, le chirurgien américain Richard Lillehei réalisa le premier transplantation combinée de pancréas et rein pour soigner un patient atteint de diabète et d’insuffisance rénale. Bien que le patient ait survécu seulement quelques mois, l’opération fut pionnière et démontra la possibilité d’aborder des maladies complexes par des greffes multiples, efficaces pour la plupart à partir des années 80 et au-delà.
Cœur: 1967
Le 3 décembre 1967, à Cape Town (Afrique du Sud), Christiaan Barnard réalisa le premier transplant cardiaque. Le patient survécut à peine 18 jours, mais l’intervention démontra qu’il était possible de remplacer un cœur humain avec succès. Cette opération audacieuse a marqué le début de la cardiochirurgie moderne et a ouvert la voie à des améliorations constantes, au point qu’aujourd’hui les plus chanceux vivent parfois des décennies avec un cœur neuf.
Intestin: 1967
En 1967, toujours sous la direction de Richard Lillehei, les États‑Unis virent les premiers essais de transplantation d’intestin grêle, l’un des organes les plus complexes à transférer en raison du risque élevé de rejet.
Les premiers résultats, en effet, furent décevants, mais (comme pour d’autres organes) grâce aux progrès dans la thérapie immunosuppressive, aujourd’hui cet intervention est une réalité salvatrice pour de nombreux malades.
Main: 1998
Le 23 septembre 1998, à Lyon (France), le chirurgien Jean-Michel Dubernard porta à terme le premier trapianto di mano d’un donneur à receveur. Malheureusement, après une période de rémission, le patient suspendit la thérapie antirigetti et l’ombre dut être amputée. À cette intervention participa également le chirurgien Marco Lanzetta Bertani, auteur en 2000 du premier trapianto de membre supérieur réalisé dans notre pays.
Lingua: 2003
En juillet 2003 à Vienne, l’autrichien Rainer Kotz fut le premier médecin à effectuer une greffe partielle de langue sur un homme atteint d’un cancer buccal. L’opération a réussi en ce qui concerne la vascularisation des tissus et a permis au patient, après des mois de rééducation, de retrouver des fonctions essentielles comme la mastication et la parole, améliorant considérablement sa qualité de vie.
Visage (partiel et total): 2005
Le 27 novembre 2005, à Amiens (France), les chirurgiens Bernard Devauchelle et Jean-Michel Dubernard (le même que pour le premier trapianto di mano) réalisèrent un innesto partiel de visage sur une femme défigurée par un chien. En mars 2010, à Barcelone, l’espagnol Joan Pere-Barret réalisa le premier transplantation faciale totale, restituant visage et dignité à un homme gravement blessé dans un accident.
Utero: 2012
Le 15 septembre 2012, à Göteborg, le suédois Mats Brännström réalisa le premier transplant d’utérus qui porta ensuite à une grossesse terminée avec succès. La patiente, dépourvue de l’organe depuis la naissance, parvint à donner naissance à un enfant sain en septembre 2014, à 32 semaines de grossesse. Ce résultat marqua une étape majeure dans la médecine de la reproduction, offrant de nouvelles perspectives à celles qui souffrent d’infertilité utérine.
Pene: 2014
Le 11 décembre 2014, à Città del Capo, le Sud-Africain André van der Merwe porta à bien le premier transplant complet de pénis. Le médecin se serva ensuite de micro-lambeaux de peau de la cuisse du receveur (un jeune ayant perdu l’organe après une circoncision mal réalisée), afin d’obtenir un résultat esthétique optimal. Le jeune retrouva non seulement la fonction urinaire, mais aussi la fonction sexuelle.
Yeux: 2023
Au mois de mai 2023, à la NYU Langone Health de New York, le docteur Eduardo Rodriguez a réalisé le premier, et à ce jour unique, transplantation d’œil et de nerf optique, dans le cadre d’une greffe partielle du visage. Bien que le nouveau bulbe oculaire n’ait pas permis de restaurer la vue du patient, l’intervention a démontré qu’il est possible de remplacer un organe aussi complexe tout en le maintenant vital et vascularisé.
Vescica: 2025
Un groupe de chirurgiens en Californie a porté à terme, après quatre années de travail, le premier trapianto de vessique sur un patient vivant, une intervention particulièrement complexe considérée comme une étape majeure pour la médecine. Le receveur, un homme de 41 ans ayant survécu à une forme agressive de cancer de l’appareil urinaire et nécessitant une dialyse, se porte bien, a retrouvé la fonction rénale et est en mesure d’uriner seul, même si les risques liés à l’intervention ne peuvent être définitivement surmontés.