Qui conduit le mieux dans le brouillard : les humains ou les voitures autonomes ?

Nous, nos neurones sont imbattables au volant dans des conditions extrêmes, comme le brouillard. Mais une percée dans l’IA est sur le point de changer les règles du jeu.

Nos neurones sensoriels, en effet, travaillent en équipe, suivant un mécanisme d’ajustement réciproque. Par exemple, si l’un d’eux est concentré sur une zone très sombre dans une scène peu éclairée, les neurones voisins augmentent le « volume » de ce signal faible, amplifiant les petits détails et les rendant plus visibles.

Les limites des véhicules autonomes

Ce processus d’ajustement, similaire à une régulation du volume, permet de percevoir les informations pertinentes dans le champ visuel et nous rend bien plus aptes à conduire dans des conditions difficiles (brouillard, orages, nuit) que les voitures à conduite autonome. Les véhicules autonomes, privés du mécanisme de régulation que possèdent nos cerveaux, peuvent devenir aveugles face aux obstacles.

Performances

Un groupe de chercheurs de l’Université de Lyon a enseigné aux réseaux neuronaux de modèles d’IA à imiter la façon dont les neurones humains se régulent, puis les a soumis à des tests de conduite dans des scénarios de faible visibilité dans des simulateurs virtuels. Cela a fonctionné: les modèles entraînés à nous imiter ont obtenu, même en présence d’un brouillard épais et d’une obscurité totale, des performances supérieures de plus de 20 % par rapport aux versions standard.

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