La quantité de temps passée devant des vidéos courtes est liée à des symptômes d’inattention plus aigus, en particulier chez les enfants plus jeunes.
Les vidéos courtes qui, sans que l’on s’en aperçoive, nous font passer des heures entières sur les réseaux sociaux, seraient en train de nuire à l’attention des jeunes ? C’est une question complexe qui mérite des études approfondies, mais une récente recherche a mis en lumière une corrélation intéressante entre la consommation importante de ce type de contenus et les troubles de l’attention chez l’enfant. Cette étude a été publiée dans la revue Brain and Behavior.
Le smartphone comme baby-sitter
Une équipe de psychiatres de l’Université Srinakharinwirot en Thaïlande a mené une enquête auprès de 528 enfants âgés de 6 à 12 ans dans une région rurale, où il est courant que les enfants soient confiés aux soins de leurs grands-parents pendant que leurs parents migrent vers les zones urbaines pour travailler.
Les chercheurs ont recueilli des informations auprès des adultes concernant le temps total que les enfants passaient devant un écran, ainsi que la présence de symptômes typiques de troubles de l’attention, tels que l’oubli fréquent, la difficulté à se concentrer, la distraction facile ou encore la propension à commettre des erreurs liées à l’attention.
Il en ressort que les enfants passaient en moyenne 3,6 heures par jour devant un écran, dont 1,9 heures devant des vidéos courtes. Ce temps est considérable, surtout sachant que ces enfants sont à la maison de 16h00 jusqu’à leur coucher vers 21h00. Le groupe de recherche était déjà au courant que les adultes responsables, notamment les plus âgés, ont tendance à autoriser beaucoup de temps devant la télévision ou les vidéos, faute de savoir comment les occuper autrement.
Plus de vidéos, moins de capacité d’attention
Les enfants qui consacraient davantage de temps aux vidéos courtes présentaient des symptômes d’inattention significativement plus marqués que leurs camarades, même en tenant compte du temps total passé devant un écran (qui est également un facteur indépendamment associé aux troubles de l’attention). La relation entre vidéos courtes et problèmes d’attention semblait encore plus prononcée chez les plus jeunes dans l’échantillon. Près de 11,6 % des enfants avaient déjà reçu un diagnostic de TDAH, trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité.
Aucune corrélation n’a été mise en évidence entre la consommation de vidéos courtes et d’autres comportements généralement liés aux troubles de l’attention, comme l’impulsivité, l’hyperactivité ou certains comportements opposants. En revanche, ces traits sont associés au temps total passé devant un écran.
Deux hypothèses possibles
Selon les auteurs de l’étude, ces résultats constituent une « preuve préliminaire » du fait que les vidéos courtes sont associées à une augmentation des problèmes d’attention, un effet indépendant de celui lié simplement au temps passé devant l’écran.
Concernant les raisons de cette relation, deux hypothèses principales ont été proposées :
- La première est que les enfants ayant déjà des difficultés d’attention tendraient davantage à regarder ce type de contenus, qui sont stimulants, répétitifs, facilement accessibles et demandent peu de concentration.
- La seconde hypothèse est que les caractéristiques même des vidéos courtes, amplifiées par les algorithmes des plateformes, () pourraient créer une surcharge cognitive qui affaiblirait la capacité d’attention et compliquerait la régulation émotionnelle. Il faut également considérer que passer des heures devant ces vidéos prive le temps d’activités plus bénéfiques pour le développement cognitif, comme les interactions en face à face ou le jeu en plein air, qui sont pourtant essentiels pour leur apprentissage et leur équilibre mental.
Une équipe de psychiatres de l’Université Srinakharinwirot en Thaïlande a mené une enquête auprès de 528 enfants âgés de 6 à 12 ans dans une région rurale, où il est courant que les enfants soient confiés aux soins de leurs grands-parents pendant que leurs parents migrent vers les zones urbaines pour travailler.
Les chercheurs ont recueilli des informations auprès des adultes concernant le temps total que les enfants passaient devant un écran, ainsi que la présence de symptômes typiques de troubles de l’attention, tels que l’oubli fréquent, la difficulté à se concentrer, la distraction facile ou encore la propension à commettre des erreurs liées à l’attention.
Il en ressort que les enfants passaient en moyenne 3,6 heures par jour devant un écran, dont 1,9 heures devant des vidéos courtes. Ce temps est considérable, surtout sachant que ces enfants sont à la maison de 16h00 jusqu’à leur coucher vers 21h00. Le groupe de recherche était déjà au courant que les adultes responsables, notamment les plus âgés, ont tendance à autoriser beaucoup de temps devant la télévision ou les vidéos, faute de savoir comment les occuper autrement.
Plus de vidéos, moins de capacité d’attention
Les enfants qui consacraient davantage de temps aux vidéos courtes présentaient des symptômes d’inattention significativement plus marqués que leurs camarades, même en tenant compte du temps total passé devant un écran (qui est également un facteur indépendamment associé aux troubles de l’attention). La relation entre vidéos courtes et problèmes d’attention semblait encore plus prononcée chez les plus jeunes dans l’échantillon. Près de 11,6 % des enfants avaient déjà reçu un diagnostic de TDAH, trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité.
Aucune corrélation n’a été mise en évidence entre la consommation de vidéos courtes et d’autres comportements généralement liés aux troubles de l’attention, comme l’impulsivité, l’hyperactivité ou certains comportements opposants. En revanche, ces traits sont associés au temps total passé devant un écran.
Deux hypothèses possibles
Selon les auteurs de l’étude, ces résultats constituent une « preuve préliminaire » du fait que les vidéos courtes sont associées à une augmentation des problèmes d’attention, un effet indépendant de celui lié simplement au temps passé devant l’écran.
Concernant les raisons de cette relation, deux hypothèses principales ont été proposées :
- La première est que les enfants ayant déjà des difficultés d’attention tendraient davantage à regarder ce type de contenus, qui sont stimulants, répétitifs, facilement accessibles et demandent peu de concentration.
- La seconde hypothèse est que les caractéristiques même des vidéos courtes, amplifiées par les algorithmes des plateformes, () pourraient créer une surcharge cognitive qui affaiblirait la capacité d’attention et compliquerait la régulation émotionnelle. Il faut également considérer que passer des heures devant ces vidéos prive le temps d’activités plus bénéfiques pour le développement cognitif, comme les interactions en face à face ou le jeu en plein air, qui sont pourtant essentiels pour leur apprentissage et leur équilibre mental.
Selon les auteurs de l’étude, ces résultats constituent une « preuve préliminaire » du fait que les vidéos courtes sont associées à une augmentation des problèmes d’attention, un effet indépendant de celui lié simplement au temps passé devant l’écran.
Concernant les raisons de cette relation, deux hypothèses principales ont été proposées :
- La première est que les enfants ayant déjà des difficultés d’attention tendraient davantage à regarder ce type de contenus, qui sont stimulants, répétitifs, facilement accessibles et demandent peu de concentration.
- La seconde hypothèse est que les caractéristiques même des vidéos courtes, amplifiées par les algorithmes des plateformes, () pourraient créer une surcharge cognitive qui affaiblirait la capacité d’attention et compliquerait la régulation émotionnelle. Il faut également considérer que passer des heures devant ces vidéos prive le temps d’activités plus bénéfiques pour le développement cognitif, comme les interactions en face à face ou le jeu en plein air, qui sont pourtant essentiels pour leur apprentissage et leur équilibre mental.